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27 mai : Journée nationale de la Résistance

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27 mai : Journée nationale de la Résistance

Le PCF 35 et la CGT 35 ont organisé le 27 mai une cérémonie d’hommage aux Résistants au cimetière de l’est à Rennes, près de la tombe de Charles Tillon et de celles de nombreux fusillés de la Maltière.

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’allocution qui a été prononcée :

Je voudrais remercier tous les camarades présents ce matin à cette commémoration corganisé par la fédération d’Ille-et-Vilaine du PCF et par l’union départementale CGT d’Ille-et-Vilaine.

Ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance. Né en 1943, en pleine guerre, il réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales.

Cette journée rend hommage, aussi, à toutes celles et ceux qui ont combattu et à celles et ceux morts durant cette guerre. Dans la froideur des chiffres, entre 50 à 70 millions de personnes sont mortes, soit plus de 2% de la population mondiale, selon l’estimation la plus répandue.

Le paroxysme de la barbarie est atteint quand tuer l’ennemi ne suffit plus. Il faut l’exterminer, le rayer de la carte, au nom d’une insupportable théorie de la race supérieure et de la préférence nationale. Dans les camps de la mort du régime nazi, l’horreur se répand sans limites, au service d’une obsession démente : l’anéantissement des juifs d’Europe.
La haine de l’autre, le refus de la différence nourrissent une bête immonde jamais rassasiée. Parce qu’ils sont juifs, tziganes, communistes, syndicalistes, socialistes, résistants, homosexuels ou handicapés, des hommes, des femmes, des enfants font figure de parasites à éliminer.

C’est face à cette idéologie délirante qu’une certaine France va se lever.
Une France courageuse et déterminée, qui dit « non » à l’envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.
La veille, à Draguignan, Charles Tillon, membre de la direction du PCF, lançait lui aussi son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats, les marins, les aviateurs encore sous les armes à s’unir dans l’action ». Charles Tillon est né à Rennes et est enterré ici même.

La Résistance, née du plus profond des peuples, joua un rôle déterminant dans maints pays occupés, des montagnes de la Yougoslavie aux maquis du Limousin.
C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui. Levés pour refuser l’inacceptable, ils combattirent le fascisme au péril de leur vie, de celle de leurs proches.

Gaullistes, militaires et hommes blessés de voir la nation abaissée, vendue aux ambitions d’idéologues lointains ;

Hommes de foi qui ne pouvaient supporter le traitement infligé à des hommes, des femmes, fils et filles de Dieu selon leurs conceptions ;

Communistes, syndicalistes, et notamment de la CGT, antifascistes résolus qui avaient refusé le putsch de Franco ou la capitulation de Munich, déterminés à défendre la classe ouvrière et le bonheur commun.

De nombreux jeunes, hommes et femmes, de toutes confessions, politiques, religieuses ou syndicales, se mobilisent, prêts à en découdre, les armes à la main.
Parmi eux, des combattants d’origine étrangère, recrutés au sein des FTP MOI comme le poète arménien Missak Manouchian, prêts à sacrifier leur vie pour leur pays d’accueil, au nom d’un idéal partagé, celui de la liberté et de la République. Avec ses camarades, ils sont fusillés le 21 février 1944.

Ils sont l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

Parmi eux nombre de nos camarades du PCF ou de la CGT d’Ille-et-Vilaine qui dès l’automne 1940 ont mené des actions de résistance contre l’occupant. Beaucoup de cheminots ont participé à ces combats, mais aussi des camarades de beaucoup d’autres corps de métiers. Beaucoup y ont laissé leur vie. Par exemple Emile Drouillas mort à Auschwitz en 1942 et dont la fille Renée Thouanel porte fidèlement la mémoire depuis tant d’années. Je pense aussi bien sur aussi aux camarades fusillés de la Maltière, à ceux de Chateaubriant et à tous les autres martyrs de la Résistance.

Je voudrais aussi profiter de ce moment pour que nous ayons une pensée pour Jean Courcier, cheminot résistant arrêté en 1941 qui survécut à la déportation et qui nous a quitté en janvier dernier.

Ce 27 mai 2020, nous voulons célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre pour restaurer la République des Lumières.

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant les conquêtes, quelques années plus tôt, du Front populaire : les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.
Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui. A l’heure ou tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie.

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met elle aussi au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal.

Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies ; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains, des ressources naturelles, choisissant d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.

Aujourd’hui pour nous, militants communistes ou cégétistes, le meilleur hommage que nous pouvons rendre à nos camarades résistants, c’est de poursuivre leur combat, c’est de défendre bec et ongle tous les acquis obtenus de haute lutte. C’est de nous battre pour de nouvelles conquêtes sociales et un monde de paix.

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