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Le PCF 35 au coeur des luttes en Ille-et-Vilaine

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Le PCF 35 au coeur des luttes en Ille-et-Vilaine

La semaine a été très dense en terme de mobilisations : EHPAD, postiers, étudiants... Le PCF 35 était présent pour soutenir ces mobilisations.

Soutien aux salariés des EHPAD

Le 30 janvier, les salariés des EHPAD se sont massivement mobilisés à l’appel de 7 organisations syndicales. A Rennes et à St Malo, les communistes étaient présents à leurs cotés.

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Communiqué de presse du PCF : Le PCF soutient les personnels des EHPAD et participera à la journée d’action

Pour les communistes, les choix politiques faits ces dernières années en matière de gestion de la « dépendance », ont conduit à réduire les moyens de la prise en charge de la perte d’autonomie et à sacrifier ainsi une partie de la population qui n’a pas compté sa peine pour participer au développement du pays. Il en résulte des coûts prohibitifs restant à la charge des familles.

Parallèlement, des conditions de travail dégradées subies par un personnel à 80% féminin, ne permettent pas de répondre aux besoins de nos "aînés". De multiples témoignages attestent de la mise en place de procédures dégradées, de soins d’hygiène réduits.

Le PCF avance la proposition de la création d’emplois statutaires sur la base d’un(e) salarié(e) par personne âgée, de paramédicaux, aides soignants, médecins, dans une filière gériatrique.

Pour le PCF il est temps d’engager un nouveau progrès social pour la France. Il soutient l’action du 30 janvier et appelle à y participer dans toute la France .

A Paris , Pierre Laurent mènera une délégation du PCF au rassemblement, à 14h devant le Ministère de la Santé.

Le PCF 35 soutient les postiers en lutte

Les facteurs du bureau de poste Rennes Crimée sont massivement en grève depuis plus de 4 semaines. (près de 80 % de grévistes) La direction de La Poste veut en effet opérer une réorganisation sur ce bureau conduisant à la suppression de 6 tournées, ce qui va considérablement accroître la charge de travail et fortement dégrader le service rendu aux usagers. Par ailleurs, la direction de La Poste veut modifier en profondeur les horaires de travail des facteurs, ce qui entrainerait un bouleversement de l’équilibre vie privée / vie professionnelle des agents et la encore une dégradation du service rendu aux usagers. (avec notamment plus de distribution dans l’après-midi au lieu du matin)
Le PCF 35 soutient pleinement ce mouvement et a participé au rassemblement du jeudi 1er février devant le bureau de poste Rennes Crimée.

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Contre la sélection à l’université, soutien aux étudiants mobilisés !

Le PCF 35 a participé au rassemblement du 1er février devant le rectorat à Rennes, à l’appel des organisations de jeunesse et des organisations syndicales de salariés de l’université. Plus de 250 personnes étaient mobilisées.

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Appel des organisations de jeunesse : Mobilisé·e·s le 1er Février contre la sélection à l’université et pour la liberté d’étudier

Suite au vote de la loi réformant l’accès à l’université votée en décembre à l’assemblée, le mois de janvier est celui de la mise en place de la sélection dans les universités via la nouvelle plateforme « Parcoursup ».

Afin de trier les dossiers des lycéen∙ne∙s, chaque université se fondera sur des attendus nationaux, déclinés en attendus locaux. Pour des milliers de jeunes, ces attendus auront pour effet de les décourager de poursuivre des études, de leur bloquer la possibilité d’accéder à la filière de leur choix, voire de l’université tout court.

En effet, l’augmentation du nombre de bachelier, combinée à la restriction du nombre de places disponibles dans les universités, vont à terme transformer la majorité des filières ouvertes, en filières « en tension », donc rendues sélectives par la loi.

Par ailleurs, la complexe procédure d’admission, parce qu’elle limite les bachelièr∙e∙s à 10 vœux non hiérarchisés, risque de maintenir la plupart des jeunes sur liste d’attente jusqu’à la dernière phase de la procédure.

Pour tous les jeunes sans affectation à l’issue de la procédure, leur seule option sera de faire appel au rectorat, qui leur proposera une unique affectation dans une filière où demeurent des places vacantes, sans garantie que cette affectation soit en cohérence avec leur projet pédagogique et professionnel. Les jeunes n’auront que 24 heures pour répondre à cette proposition, sans quoi perdront toute chance d’accéder à l’enseignement supérieur.

Par ailleurs, le gouvernement souhaite, dans le cadre de cette réforme, remettre en cause l’arrêté licence, texte qui cadre nationalement les droits étudiants du cycle licence, sorte de code du travail et étudiant-e-s. En remettant en cause des protections fondamentales telles que les rattrapages ou encore la compensation entre les matières, et en souhaitant individualiser à outrance les parcours, c’est notre droit à la réussite qui est menacé.

Les étudiant·e·s devront signer un contrat de réussite avec leur établissement, et s’ils n’en respectent pas les termes, leurs bourses pourraient se voir supprimées. Alors que les mauvaises conditions d’études à l’université et la précarité financière sont les premiers facteurs d’échec dans l’enseignement supérieur, le gouvernement se trompe lorsqu’il estime que retirer les bourses des étudiant-e-s en difficulté, c’est-à-dire les sanctionner, les incitera à réussir, cela ne fera au contraire qu’augmenter un taux d’échec d’ors et déjà très élevé en licence.

Le gouvernement souhaite mettre en place une cotisation de 90 euros par étudiant∙e∙s, visant à financer les services de médecine préventive, de vie étudiante, culturels et sportifs des universités. La mise en place de cette cotisation fait un peu plus reposer le financement du service public de l’enseignement supérieur, en grande difficulté du fait du désengagement de l’Etat, sur les épaules de ses usagers. Les contours de sa répartition ne sont par ailleurs toujours pas clairs, ne permettant pas d’avoir de certitude sur ses objectifs et son efficacité réelle.

Cette réforme de l’accès à l’enseignement supérieur se combinera avec la réforme du baccalauréat, qui risque d’entériner la fin du bac comme diplôme national. En mettant en place une modularisation des enseignements secondaires sans cadrage national, qui aggravera les inégalités territoriales entre lycées, il sera créé, de fait, une concurrence entre établissements. Cette concurrence sera d’autant plus grave qu’elle sera prise en compte dans les procédure d’admission à l’université, par l’étude des dossiers des candidat·e·s.

Alors que depuis son élection le président et son gouvernement font sans cesse le choix de politiques qui favorisent les plus riches et les puissants à l’image de la suppression de l’ISF, ici, ce sont une nouvelle fois les classes populaires qui sont visées. Cette sélection va toucher prioritairement les lycéens issus des quartiers les plus populaires et les plus en difficulté. Elle laissera sur le carreau des milliers de lycéens qui se retrouveront sans diplôme et sans avenir.

Alors que les jeunes ont déjà exprimé leur opposition à l’annonce du plan étudiant depuis plusieurs mois, nos organisations réitèrent leur refus de voir s’instaurer la sélection à l’entrée de l’université, nous réclamons le retrait du plan Vidal. Nous exigeons aussi l’abandon des projets de remise en cause des droits fondamentaux des étudiants, ainsi que la mise en place d’une réforme du bac qui engendrera de profondes inégalités territoriales et sociales.

Il est grand temps d’agir pour qu’un vrai service public de l’information et de l’orientation voit le jour et que des moyens soient injectés afin de permettre à chacune et chacun de maîtriser et de choisir son parcours de vie.

Nos organisations ont déjà formulées de nombreuses propositions alternatives et nous continuerons à les porter de toutes nos forces face à ces projets qui menacent notre avenir.

Nos organisations appellent les jeunes à se mobiliser le jeudi 1er février 2018, à se réunir, dès maintenant pour débattre des réformes, à se mobiliser sous toutes les formes décidées collectivement (grèves, blocages, manifestations, rassemblements, etc), pour alerter sur les dangers des réformes en cours.

Nous réclamons le droit pour toutes et tous (lycéen·ne·s, étudiant·e·s, salarié·e·s). de faire grève, et nous nous prononçons d’ores et déjà contre toute sanction, administrative ou policière, contre celles et ceux qui tenteront d’exercer ce droit légitime.

Une nouvelle réunion réunissant nos organisations se tiendra à la suite du 1er février pour proposer des suites à cette journée de mobilisation.

Signataires :

Unef – UNL – Solidaires étudiant·e·s – FiDL

Mouvement Jeunes Communistes de France – Ensemble Jeunes – Jeunes Ecologistes – Jeunes Insoumis – Jeunes Générations – MJS – Réseau jeune du PG – Union des étudiants Communistes – NPA Jeunes

JOC – MRJC – LMDE

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