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Pour Rennes, Rennes Métropole et l’ensemble des communes de Rennes Métropole, les propositions des communistes

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Pour Rennes, Rennes Métropole et l’ensemble des communes de Rennes Métropole, les propositions des communistes

Téléchargez l’ensemble de nos propositions en PDF :

I/ Vivre au quotidien – Logement, habitat écologique, mobilité, aménagement, rénovation des quartiers populaires, mixité sociale, santé…

Partie 1 : Droit à la ville et urbanisme – Planifier un quotidien agréable
1. Mobilités, compléter l’arrivée de la 2ème ligne de métro en innovant
2. Logement, pour une ville et une métropole accessible à tous
3. Politiques de santé publique
4. Lutte contre les violences faites aux femmes
5. Assurer la sécurité et la tranquillité publique

Partie 2 : Environnement, agir pour une écologie populaire
1. Santé et environnement : Pour le bien-être en ville
2. Politiques de gestion des ressources naturelles
3. Habitat écologique et planification urbaine
4. Pour une écologie urbaine populaire : Démocratie et environnement

II/ Faire vivre des solidarités concrètes sur le territoire

1. Services publics, solidarités et droits fondamentaux : Mettre l’Etat face à ses responsabilités
2. La Petite enfance
3. Penser l’éducation, un impératif du projet communiste
4. Agir local pour répondre aux besoins du territoire et aux enjeux plus globaux : l’exemple de l’Eau.
5. Démocratie, donner plus de pouvoir d’agir aux habitant.e.s

III/ Culture, sport, vie associative, pour un territoire de l’émancipation et de l’ouverture sur le monde

1. Réaffirmer l’utilité de politiques publiques majeures
2. La Culture
3. Le Sport
4. La Vie associative

IV/ Economie, défendre les intérêts des salariés et le développement des logiques coopératives

1. Se doter d’une stratégie pour l’emploi
2. Soutenir l’économie locale

Les Principales propositions des communistes

FAIRE VIVRE DES SOLIDARITES CONCRETES SUR LE TERRITOIRE

-  Programme de sortie du seuil de pauvreté, notamment, par la généralisation et la coordination des gratuités et tarifications sociales (déjà appliquées pour les activités périscolaires, les transports en commun, l’eau, avec la Carte Sortir !…),
-  Zéro enfant sans vacances et sans loisirs (à l’échelle nationale, 1 enfant sur 3 chaque année ne part pas en vacances),
-  Moyens renforcés pour le budget participatif dans les quartiers prioritaires :accompagnement humain, budget inversement proportionnel aux moyens des habitant-es, avec possibilités de soutien à la création d’entreprises (microcrédits, projets coopératifs de quartier), accompagnement des porteurs de projets, ateliers participatifs dédiés coorganisés avec la diversité des habitant•e•s,
-  Créer un comité de pilotage pour renforcer la lutte contre les violences découlant de la prostitution,
-  Compléter la charte de la vie nocturne avec des dispositifs propres à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

MOBILITÉS, COMPLÉTER L’ARRIVÉE DE LA 2È LIGNE DE MÉTRO EN INNOVANT

-  Intensification du réseau et de la fréquence des bus, dont un réseau express est-ouest et l’expérimentation d’un « bus express périphérique », déploiement régulé et sécurisé des vélos et trottinettes en libre-service dans le cadre du service public,
-  De nouvelles mesures de gratuité des transports : le week-end et de manière permanente pour les lycéens et les apprentis, en plus de la gratuité sociale et des tarifications sociales, pour aller vers lagratuité des transports à Rennes Métropole et à l’échelle nationale grâce aux financements prévus par la proposition de loi des députés communistes,
-  Voies supplémentaires réservées aux bus et au covoiturage dans les voies pénétrantes vers Rennes, amélioration des connexions entre haltes ferroviaires et transports métropolitains, démarches pour rendre possible une nouvelle voie ferrée depuis Fougères connectée à la ligne B du métro et au réseau de fret ferroviaire.

LOGEMENT, POUR UNE VILLE ET UNE MÉTROPOLE ACCESSIBLE À TOUS

-  Parmi les logements construits, maintenir au moins 50% de logements sociaux, en accession aidée ou à prix régulés dans le cœur de métropole et dans l’ensemble des communes « pôles »,
-  Accès à la propriété facilité pour les personnes à revenus modérés (développement de l’Office Foncier Solidaire),
-  Programme ambitieux de rénovation des logements pour améliorer le confort des habitants, réduire les charges et l’impact écologique (isolation thermique et phonique en priorité).
-  Faire pression pour qu’à terme en cas de constatation de vacance spéculative, une procédure de réquisition du logement puisse être enclenchée par la municipalité.

ENVIRONNEMENT, AGIR POUR UNE ÉCOLOGIE POPULAIRE

-  Vers une Métropole Zéro Déchets, lutte contre les gaspillages priorité du service public des déchets et de l’énergie (éducation populaire, recyclage, compostage, étude sur le mode de gestion…),
-  Développement de Terres de Sources pour devenir un territoire Zéro pesticide de synthèse (vers le 100 % bio et local dans les cantines, carte alimentaire pour les personnes à revenus modestes, accompagnements à la conversion à l’agriculture sans pesticides de synthèse…),
-  Activation des quotas minimum de végétalisation des aménagements dans une logique de soutien à la biodiversité et d’adaptation au changement climatique.

ECONOMIE, DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DES SALARIÉS ET LE DÉVELOPPEMENT
DES LOGIQUES COOPÉRATIVES

-  Développement de locaux commerciaux et artisanaux en location-accession pour les entrepreneurs sans capital et pour développer les activités coopératives,
-  Appui à l’Economie Sociale et Solidaire par l’accompagnement financier, technique et juridique aux salariés qui souhaitent reprendre leur entreprise en modèle coopératif,
-  Exemplarité des collectivités comme employeur et contrôle des aides aux entreprises selon le respect des objectifs de développement de l’emploi, de l’amélioration des conditions de travail et de la réduction des impacts écologiques.

DÉMOCRATIE, DONNER PLUS DE POUVOIR D’AGIR AUX HABITANT.E.S

-  Extension du budget participatif à l’échelle de Rennes Métropole et de toutes les communes,
-  Intégration de représentants d’usagers dans les conseils d’administration de toutes les régies et entreprises publiques locales.

CULTURE, SPORT, VIE ASSOCIATIVE, POUR UN TERRITOIRE DE L’ÉMANCIPATION ET DE L’OUVERTURE SUR LE MONDE

-  Développement de la Carte Sortir ! autour de la pratique avec un Pass Découverte Sport et Culture,
-  Objectif zéro enfant ou jeune sans accueil de qualité adapté à chaque âge : maintien et renforcement d’un maillage dense de la diversité des accueils de la petite enfance, jusqu’aux jeunes adultes,
-  Renforcement et développement du lien entre la diversité des lieux de création artistique et les artistes locaux, tout en accueillant d’autres artistes nationaux et internationaux,
-  Valoriser et développer les savoirs et savoir-faire des femmes, notamment issues des classes populaires,
-  Plan de démocratisation et de développement du sport féminin,
-  Engagement de notre territoire pour la Paix (éducation, coopérations, politiques mémorielles…).

SERVICES PUBLICS, SOLIDARITÉS, DROITS FONDAMENTAUX ET SÉCURITÉ :
METTRE L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS

-  Police, Justice, Hôpital, désordre et inhumanité du traitement des exilés,rémunération et conditions de travail des fonctionnaires, suppression des bureaux de Poste… nous continuerons d’interpeller l’État sur ses manquements en même temps que nous négocierons pour obtenir le meilleur pour notre territoire, ainsi nous attendons entre autres : L’ouverture d’un bureau de Poste de plein exercice au Blosne ;Le maintien d’un bureau de Poste de plein exercice dans l’hypercentre ; L’hébergement des personnes à la rue en danger ;Un accueil digne, bien organisé et justement réparti des personnes exilées,
-  Réaliser un centre d’accueil inconditionnel ouvert 24h/24. 

L’ensemble de nos propositions


I/ Vivre au quotidien – Logement, habitat écologique, mobilité, aménagement, rénovation des quartiers populaires, mixité sociale, santé…

Introduction

Rennes a vu son attractivité se conforter durablement ces dernières années. AUDIAR chiffrait en 2016 la hausse du nombre d’habitants à 150 000 sur les 15 dernières années, plaçant Rennes à la 13ème place des intercommunalités françaises. La ville s’illustre également par un nombre important de sites d’enseignement supérieur (universités, écoles préparatoires,…) attirant fortement les 18-25 ans qui souhaitent y faire leurs études. La répartition du reste de la population correspond quant à elle à un schéma plus classique de la pyramide des âges. Cette croissance démographique est inégalement répartie sur le territoire : elle diminue progressivement à l’intérieur de la métropole mais se maintient sur le reste de l’aire urbaine,ce qui signifie que la métropole est toujours attractive mais que de plus en plus de foyers s’installent en périphérie.
Les chiffres de 2013 de l’AUDIAR montrent que la majorité des actifs de Rennes métropole sont des cadres et professions intermédiaires. Les employé-es et les ouvrier-es représentent quant à eux 26,7% et 16,8% de la population et à l’échelle du département les privé-es d’emploi correspondaient à 6,5% de la population active en 2018. La part des cadres est la seule qui connaît une augmentation constante, traduisant une attractivité de la métropole tournée vers un public aisé en quête de nouvelles opportunités. Les classes populaires de leur côté sont soient captives, soit s’installent en périphérie au sein de l’aire urbaine. Des décisions qu’elles ne prennent pas toujours par choix.
Plusieurs enjeux se posent à nous : la gestion harmonieuse d’une ville très attractive notamment auprès des jeunes, généralement précaires dans leurs études, ainsi que les effets potentiels du déclassement des classes populaires. Une ville s’adapte de fait à ses habitant-es et la croissance d’une population aisée entraîne une évolution des usages et des pratiques sociales. Les classes populaires se retrouvent ainsi progressivement contraintes et limitées dans leur quotidien.
En tant que communistes nous affirmons le droit à la ville pour tou-tes :à savoir le droit d’accès aux ressources de la ville, la satisfaction de ses besoins, et le droit d’agir sur sa ville. Notre but est de construire une ville conviviale, une ville agréable et verte où la valeur d’usage prime sur les valeurs du marché.

Partie 1 : Droit à la ville et urbanisme – Planifier un quotidien agréable

1. Mobilités, compléter l’arrivée de la 2ème ligne de métro en innovant

L’arrivée de la seconde ligne de métro à Rennes va modifier en profondeur la géographie de notre ville et dans le même temps améliorer considérablement le quotidien des Rennais-es et des Métropolitain-es. Il sera désormais possible de traverser la ville en 20 ou 30min à toute heure de la journée, dans un moyen de transport sûr fiable et rapide. À l’avenir, il faudra étudier la possibilité d’en prolonger les lignes pour des services de transports à haute intensité jusqu’à la première couronne de la métropole, voir au-delà : Chantepie, Saint-Jacques-de-la-Lande, Cesson-Sévigné…
Concernant le réseau de bus, nous voulons augmenter le nombre de lignes en "sites propres", notamment dans les quartiers non-desservis par le métro et dans les communes de Rennes métropole, afin de faciliter l’accès au cœur de ville et aux différentes stations de métros en heure de pointe. La mise en service de la seconde ligne rendra nécessaire d’intensifier la fréquence de passage des bus pour répondre à l’augmentation de la demande des usagers du métro. En effet, 85 millions de voyages par an ont été enregistrés en 2018 et 120 millions sont attendus à la mise en service de la 2ème ligne. A noter que cette même seconde ligne mettra la majorité (75%) des Rennaises et des Rennais à moins de 10min à pied d’une station de métro.
Favoriser l’intermodalité entre les différents modes de transport facilitera le report modal des habitués de la voiture vers les transports collectifs. Nous souhaitons ainsi la renforcer en développant les parcs-relais pour faciliter l’accès aux transports et au cœur de ville pour l’ensemble de la population.Disposer d’un nombre conséquent de ces parcs-relais aidera également le covoiturage et l’auto-partage à se développer.
Pour désengorger les lignes principales existantes, nous proposons la création d’un réseau express est-ouest et l’expérimentation d’un « bus express périphérique » pour améliorer les conditions de transport entre les différents quartiers de Rennes. Dans le même temps, nous voulons créer des voies supplémentaires réservées aux bus et au covoiturage dans les voies pénétrantes vers Rennes. Il s’agit là d’une proposition que portent les communistes depuis 2002.
Rennes disposant d’un réseau ferroviaire en étoile, il nous paraît nécessaire de développer le nombre de haltes ferroviaires dans les communes de la métropole et dans les quartiers rennais, ainsi que d’augmenter la fréquence de passage des trains. Pour renforcer l’intermodalité, nous voulons améliorer les connexions entre ces différentes haltes ferroviaires et les différents modes de transports métropolitains. En parallèle, nous souhaitons que démarrent les démarches pour rendre possible une nouvelle voie ferrée depuis Fougères, connectée à la ligne B du métro et au réseau de fret ferroviaire.
Pour beaucoup d’habitants, le réseau Handistar est le seul service de transport accessible quand on est touché par un handicap ou quand l’âge avancé contraint nos déplacements. Pour garantir l’accès à tous à des transports de qualité, il est nécessaire de densifier le réseau pour fluidifier les réservations dans Rennes et dans les communes de Rennes Métropole.
Nous rappelons également que pour prioriser l’utilisation des transports en commun, nous voulons atteindre la gratuité de ceux-ci. Nous sommes attachés à une extension réaliste de la gratuité sociale, qui soit juste socialement et liée à un investissement dans l’offre de transport collectif. Les communistes proposent les modalités suivantes de cette extension : le week-end et de manière permanente pour les lycéens et les apprentis, en plus de la gratuité sociale et des tarifications sociales, pour aller vers la gratuité des transports à Rennes Métropole et à l’échelle nationale grâce aux financements prévus par la proposition de loi des députés communistes.
Pour inciter à l’usage des 200kms de voies cyclables de Rennes métropole, il nous paraît nécessaire d’améliorer les itinéraires, les parcs de stationnement et de les sécuriser davantage. En sachant que de nouveaux moyens de transports individuels électriques (tels que la trottinette) ont fait leur apparition, il faut tout mettre en œuvre pour améliorer la sécurité de leurs usagers, ces derniers étant particulièrement vulnérables et accidentogènes.Des trottinettes électriques sont déjà disponibles en location à l’année, nous proposons que sur le modèle du VéloStar, elles puissent être accessibles en libre-service à tout instant.

2. Logement, pour une ville et une métropole accessible à tous

La Constitution reconnait le droit au logement comme un droit universel, mais n’oublions pas que plusieurs facteurs impactent l’accès à celui-ci : les évolutions démographiques, la structuration des ménages, les parcours de vies des habitants-es ou encore la paupérisation d’une partie de la population. Par exemple, à Rennes Métropole une part importante des ménages consacre plus de 35% de leurs revenus dans leurs logements.
Dans le classement des villes où les loyers sont les plus chers, Rennes et sa métropole sont passées de la 2ème à la 10ème place. La mise en place du loyer unique dans le parc locatif social (une expérimentation faite en partenariat avec les bailleurs) accentuera cette tendance, en garantissant plus d’égalité dans l’accès au logement et en renforçant la mixité sociale dans la métropole.Continuer le développement de l’Office Foncier Solidaire facilitera l’accès à la propriété pour les personnes à revenus modérés et limitera à terme la vente des logements sociaux sur le marché privé.
Les offices HLM et leurs 6,6 millions de locataires (dont 600 000 étudiant-es) sont fragilisés par les attaques que leur a porté Emmanuel Macron, notamment par la baisse du montant des APL. Ce sont les bailleurs sociaux qui auront à porter le poids de cette réforme, ils devront mathématiquement réduire leurs fonds propres. L’argent des offices HLM est avant tout utilisé pour rénover des logements sociaux et pour en construire des nouveaux, c’est donc le quotidien des plus démunis qui s’en retrouve impacté. La loi ELAN, impulsée par le gouvernement, facilite également la vente des logements sociaux vers le marché immobilier privé, réduisant ainsi l’offre locative sociale des plus démunis.Nous sommes fermement opposés à ce que la vente de logements sociaux construits avec de l’argent publicsoit le pilier stratégique du financement des bailleurs sociaux.
Si la croissance pour la croissance n’a aucun sens, nous sommes vigilants à ne pas fragiliser encore plus les ménages les plus pauvres qui seront les premières victimes d’une tension accrue du marché de l’immobilier en cas de baisse relative de l’offre par rapport à la demande.
Pour favoriser l’accès au logement pour le plus grand nombre, les communistes ont toujours été vigilants quant à la présence de logements sociaux dans les nouveaux programmes immobiliers. Parmi les logements construits nous demandons que soit maintenu un minimum de 50% de logements sociaux, en accession aidée ou à prix régulés, dans le cœur de métropole et dans l’ensemble des communes « pôles ».
Rennes métropole est un territoire étudiant et la question du logement est une des clés pour améliorer le quotidien des étudiants et pour réguler le marché immobilier. Il nous faut jouer sur tous les tableaux : réguler l’offre des petits logements locatifs privés, des collocations, améliorer l’accès en logement social, renforcer les partenariats avec le CROUS… Comme d’autres secteurs, l’habitat étudiant peut être un terrain d’innovation, à l’image des foyers intergénérationnels qui commencent à émerger sur le territoire national.
L’isolement est un fléau qui touche un public fragile grandissant. Chez les personnes vieillissantes et chez les plus jeunes, il nous faut organiser le parcours résidentiel pour que les personnes puissent rester dans leur logement ou dans leur quartier, afin de ne pas casser les relations sociales qu’elles ont pu construire tout au long de leur vie.
Le développement de plateforme type Airbnb fait exploser la spéculation immobilière touristique dans un nombre grandissant de métropole. Les communistes veulent s’appuyer sur la taxe mise en place par la Ville de Rennes pour maintenir l’encadrement et la régulation de ces nouvelles formes de location.
Pour lutter contre toutes formes de spéculation immobilière il est nécessaire de faire évoluer la loi au niveau national sur les réquisitions de logements vacants, au bénéfice de toutes les populations sans-abri. Nous voulons faire pression pour qu’à terme en cas de constatation de vacance spéculative, une procédure de réquisition du logement puisse être enclenchée par la municipalité.


3. Politiques de santé publique

Les services publics sont organisés par les administrations qui en ont la charge, mais pour autant certains services rendus au public sont exercés par le secteur privé et ne dépendent pas directement de l’action publique. La politique de santé publique et d’accès aux soins courants, essentielle à la population, en fait partie. Les changements de comportements au sein de la médecine libérale entraînent une diminution de l’offre médicale, parfois au sein même des territoires jugés les plus attractifs.
La santé publique ne relève pas directement des compétences de la municipalité mais des exemples existent d’intervention de communes pour organiser la disponibilité d’une offre de médecine de ville, généraliste ou spécialisée. Articulées autour de politiques de mobilité et d’acquisition foncière, ces actions gagnent également en efficacité.
Les communistes soutiennent les luttes des personnels et des usagers pour d’avantage de moyens pour l’hôpital public, contre les fermetures de lits, pour l’amélioration des conditions de travail. Nous voulons faire du futur CHU Pontchaillou un pôle d’excellence à l’échelle du département et au-delà, à la pointe de la recherche et des dernières techniques médicales, pour garantir à toutes et tous ce qui se fait de mieux en matière médicale.
Nous proposons la création de centres de santé publics, en nous fixant l’objectif d’une gestion financière équilibrée qui ne coûterait rien à la collectivité gestionnaire. Ces centres ne pratiqueront pas les dépassements d’honoraires, assurant leur accessibilité au plus grand nombre. Parallèlement, nous nous donnons un objectif politique de zéro personne sans mutuelle sur notre territoire, afin d’en finir avec le renoncement aux soins faute de moyens.
Les communistes veulent également mettre en place une politique de promotion de la santé, à savoir repérer des problèmes de santé locaux et se saisir des moyens communaux pour faire avancer des solutions : par exemple sur l’obésité des enfants, les soins dentaires non réalisés, les addictions chez l’adolescent, les vaccinations, la contraception, le diabète, les dépistages cancer du sein ou du colon, etc…
Aujourd’hui en Ille-et-Vilaine, il y a autant de places disponibles en EHPAD que de gens sur les listes d’attente. Il y a besoin de nouveaux établissements dans la métropole, d’autant plus que la population vieillit. Nous soutenons les luttes des personnels des EHPAD qui réclament des embauches massives car le sous-effectif crée aujourd’hui des conditions de travail insupportables.Une revalorisation de leurs emplois passe notamment par une augmentation des salaires.
Nous resterons attentifs à ce que les habitant.e.s porteuses et porteurs de handicaps ne soient pas mis de côté lors de la prise de décision politique. Nous veillerons à ce que la question du handicap soit intégrée et déclinée sur l’ensemble des politiques communales et métropolitaines : citoyenneté, culture, sports, loisirs… La promotion et le soutien au handisport figurent parmi les leviers à actionner dans ce sens, ainsi que la formation des personnels municipaux à l’accueil des personnes handicapé.e.s.

4. Lutte contre les violences faites aux femmes

Pour renforcer la lutte contre les violences découlant de la prostitution, nous souhaitons créer un comité de pilotage composé d’associations (Planning familial, Mouvement du Nid, associations de lutte contre les MST, pour l’insertion, droit des migrantEs,…), de la police municipale (pouvant interpeller les client-es de la prostitution car c’est une contravention), des services d’insertion et de jeunesse… pour travailler à une meilleure formation des personnels sur les enjeux de la prostitution, une meilleure prise en charge des victimes et un meilleur accompagnement des personnes se prostituant. Notre but est d’améliorer l’accès aux droits et à la prévention des risques liés à la prostitution et nous serons vigilants vis-à-vis des établissements connus pour leurs activités de proxénétisme.
D’autre part, nous voulons compléter la charte de la vie nocturne avec des dispositifs propres à la prévention des violences sexistes et sexuelles au sein des établissements concernés : formation, mise en place d’outils simples pour la détection de drogues (sucres réactifs) ou pour favoriser l’entraide (commander un nom de cocktail fictif pour signaler une situation de danger par exemple). Dans le même temps, la municipalité fournira en tests de grossesse les associations d’aide aux personnes à la rue.
La transmission du savoir est conçue selon un modèle dominant, très hiérarchisé et descendant. Or, nous, communistes, prônons une éducation populaire mêlant savoirs pratiques et intellectuels et leur diffusion par des formations conviviales et émancipatrices. En particulier, les femmes ne sont pas considérées comme détentrices des savoirs et savoir-faire valorisés par notre société, et ce encore davantage pour les femmes issues des classes populaires et de l’immigration. Or c’est absolument faux. Lutter contre ces stéréotypes envers les femmes est un enjeu fort pour leur émancipation, puisqu’une majorité de femmes viennent à intérioriser leur ignorance ou leur incompétence en s’autocensurant, là où elles ont tellement à offrir. Nous soutenons ainsi l’idée de développer un réseau d’académies de femmes pour valoriser les savoirs et savoir-faire des femmes, notamment issues de classes populaires.


5. Assurer la sécurité et la tranquillité publique

Chacune et chacun doit se sentir libre d’aller et de venir là où il le souhaite à toute heure du jour et de la nuit. C’est un élément fondamental du vivre-ensemble. Nous avons sans cesse œuvré pour un renforcement des effectifs là où Nicolas Sarkozy les avait diminués, ce qui a conduit aux renforcements de ces dernières années au Blosne, à Maurepas et à Villejean.Depuis quelques temps, nous avons aussi augmenté les effectifs et les moyens de la Police Municipale.
A l’opposé du tout répressif dont l’inefficacité n’est plus à démontrer, nous prônons la prévention en amont en assurant une présence humaine du service public, nécessaire pour désamorcer les tensions et retrouver des formes d’apaisement : C’est en assurant un travail de proximité que le dialogue peut se renouer, notamment entre les habitants et la police. Nous souhaitons ainsi que soit maintenu et amplifié le travail d’îlotage commencé dans les quartiers prioritaires qui articule prévention et médiation.
Les communistes se sont constamment opposés au développement de la vidéo-surveillance. Si elle peut servir comme outil d’appoint aux forces de polices, l’étude menée par l’universitaire Eric Heilman et présentée en 2017 au conseil municipal montre que son utilité n’est que marginale.
Nous réaffirmons par là même notre opposition franche à l’armement de la Police Municipale. Nous considérons que le matériel mis à disposition de ses effectifs est suffisant pour qu’elle assure ses missions et que la présence de policiers municipaux armés sur la voie publique est incompatible avec notre stratégie de prévention et d’apaisement.
Les violences policières commises en France ont été condamnées par la Cour Européenne des Droits de l’Homme et par Michelle Bachelet, la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. Pourtant les stratégies employées pour le maintien de l’ordre n’ont toujours pas été remises en question et à l’inverse elles ont été confortées par l’Etat français. Attachés au respect de l’état de droit et à la liberté de manifester, les communistes s’associent à ces condamnations. L’envoi de policiers non formés en manifestation, ou encore la prolongation continue de l’état d’urgence illustrent le degré de dévoiement des missions de la police nationale auquel nous sommes fortement opposés.

Partie 2 : Environnement, agir pour une écologie populaire

1. Santé et environnement : Pour le bien-être en ville

L’air que nous respirons est fortement impacté par la pollution (notamment des transports et de l’industrie) et la végétalisation des villes est un des leviers à développer pour en améliorer la qualité. Le CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre, peut en effet être capté dans les végétaux et ainsi améliorer substantiellement la qualité de l’air en ville. A Rennes, les polluants stagnent dans les grandes avenues, et exposent fortement à la pollution. Les menaces qui pèsent sur le maintien des arbres qui y sont alignés doivent nous interroger sur les mesures à prendre : Faut-il végétaliser davantage ces zones ? Réguler plus fortement le trafic routier ? Ou encore renforcer les mesures d’évacuation des polluants émis ? La problématique peut s’élargir à la réduction des plantes allergènes en ville ainsi qu’à l’exposition de certaines zones à une forte pollution sonore.
La gestion des déchets est également un sujet majeur, nous devons continuer nos efforts pour lutter contre le gaspillage en multipliant les actions de sensibilisation (au grand public, dans les écoles, etc…) et en valorisant le recyclage et le compostage auprès des administrations, des entreprises et des particuliers.
Par ailleurs face à la multiplication des épisodes de canicules, des « îlots de chaleur » sont notables là où la ville est la plus imperméabilisée, on peut en effet constater jusqu’à 10°C de différence entre un espace minéral et un espace végétal. Pour limiter ces effets, les communistes proposent d’instaurer des quotas minimum de végétalisation dans les opérations d’aménagement, pour favoriser la préservation de la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique.
La municipalité a annoncé que de nouvelles places du centre-ville seraient végétalisées, mais malgré ces annonces beaucoup de places restent trop minérales. Nous devons réfléchir à l’installation de zones de fraîcheur pour favoriser leur accès aux personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, jeunes enfants, personnes en situation de handicap…). Nous devons également être vigilants vis-à-vis de l’urbanisme commercial, qui tend à imperméabiliser des zones entières.
Une forte présence de la nature en ville permet également la multiplication des activités physiques de plein air et favorise grandement le vivre-ensemble (lieux de rencontres etc…).

2. Politiques de gestion des ressources naturelles

« Le Capital épuise deux choses : Le travail et la nature », cette citation de Karl Marx nous rappelle que l’eau, l’énergie, la biodiversité… sont des biens communs nécessaires à la qualité de notre vie et qu’à l’épuisement des ressources se rajoute leur accaparement par le capital.
La reprise du contrôle de la production d’eau potable a été une bataille forte menée par les communistes. La mise en place d’une tarification sociale et vertueuse, l’organisation de partenariats internationaux, la préservation des zones de captage… autant d’exemples d’une politique que nous devons prolonger et accentuer. Concernant la Vilaine qui traverse notre ville et sur son accès à la population quelques questions se posent à nous : faut-il la découvrir à République ? Le festival « Transat en Ville » doit-il s’arrêter sur les plages de l’Ille et de la Vilaine ?
L’accès à l’énergie pour tous et notre implication dans la transition écologique et climatique sont les importants défis que nous devons relever. Pour ce faire, nous souhaitons que soient renforcées les politiques de sobriété énergétique (gestion intelligente de l’éclairage public ou privé, amélioration de la qualité du parc immobilier public comme privé) et que ces dernières soient renforcées de politiques de sobriété carbone (bus à motorisation alternative aux énergies fossiles, développement des points de recharge de carburants alternatifs, développement des énergies renouvelables comme l’éolien ou la géothermie).
La transformation continue de sols agricoles par l’être humain menace nos capacités à développer une agriculture de qualité et de proximité, à bénéficier d’un accès régulier à la nature, à stocker du carbone et à maintenir de la biodiversité autour de nos centres urbains. L’étalement urbain doit ainsi être limité pour éviter une lente disparition des terres cultivables. Nous proposons ainsi que sur les zones de constructions pavillonnaires, la surface des lots constructibles ne dépassent pas les 400m². Dans le même esprit, nous ne souhaitons pas qu’il soit possible de construire des lotissements dans les zones purement rurale et cultivable.Pour les communistes, il est primordial de maintenir la ceinture verte, présente tout autour de Rennes.
La préservation des sols et de leurs qualités peut devenir un sujet au cœur du développement de Rennes métropole dans les prochaines décennies. Il faudra ainsi s’atteler à la gestion des anciens sites industriels potentiellement pollués, à l’image de celui de la Courrouze.
La biodiversité est un capital sur lequel la gestion municipale peut avoir un impact. Il est nécessaire de poursuivre le travail sur les trames vertes (végétation), bleues (cours d’eau) et noires (secteur non-éclairés la nuit pour les animaux nocturnes), afin de préserver la biodiversité comme un bien commun. Il s’agit également de remettre du vivant, et donc de l’humain dans nos manière de penser les aménagements.

3. Habitat écologique et planification urbaine

Rennes est au cœur d’un débat lié à la croissance de la métropole et à la nécessaire préservation des terres agricoles : Doit-on aller au-delà du périphérique au risque de détruire des zones agricoles, ou doit-on densifier la ville en construisant des immeubles de grande hauteur ? Même si parcs, jardins et zones agricoles sont préservés à l’échelle de la métropole, certaines communes voient leurs terres agricoles disparaître sous l’impact de la croissance démographique.Pour nous, le renouvellement urbain est l’axe à privilégier comme mode de développement résidentiel et ce, afin de limiter la réduction de ces terres agricoles.
Il est aujourd’hui possible de faire des économies, de réduire l’impact écologique des logements et d’améliorer le confort des habitations grâce à de nouvelles technologies de construction et l’emploi de matériaux biosourcés. Nous devons réfléchir à une plus large diffusion de ces pratiques, notamment à destination des foyers les plus modestes via une politique de planification de rénovation énergétique des logements. De manière générale, nous proposons que soit mis en œuvre un ambitieux programme de rénovation, axé sur l’isolation thermique et phonique des logements.

4. Pour une écologie urbaine populaire : Démocratie et environnement

L’agriculture urbaine à Rennes trouve une partie de ses racines dans la décision prise par la mairie en 1979 de créer 1000 jardins familiaux municipaux. Ces parcelles, gérées par l’association des jardins familiaux de la Ville de Rennes existent toujours et sont un pilier historique de notre politique écologique et populaire. Ce sont des lieux de respiration et de biodiversité qui s’inscrivent dans une véritable démarche de développement durable, avec une fonction économique, sociale et écologique. Au fil des années et du développement de la Ville de Rennes de nouvelles parcelles ont ainsi été créées dans l’ensemble des quartiers rennais.
En parallèle de ceux-ci, plus de 100 jardins partagés existent au niveau de la métropole. Gérés entre voisins ou par des habitants d’un même quartier, ils ont vu leur nombre se multiplier durant les dix dernières années .La demande sociale est donc importante, de plus en plus de personnes souhaitant jardiner ou composter à proximité de leurs logements. Développer les conseils aux particuliers est aussi l’un des leviers à exploiter pour que s’accroisse l’agriculture urbaine. A contrario, certains projets « verts » comme ceux des Prairies Saint-Martin ou de la Plaine de Baud ont conduit à la fin de certains jardins familiaux anciens et ces mêmes questions se posent dans les communes périurbaines face à la densification urbaine.
Dans le projet Rennes 2030, 9 Rennais-es sur 10 auront accès à un espace vert à moins de 5min à pied de chez eux. Ces espaces devront être de qualité et appropriables par les résident-es. Concernant l’accès à la campagne, la proximité des zones urbanisées ne garantit pas l’accès à des terres agricoles et forestières. A l’image du quartier de Villejean où il a été montré que la rocade fait office de frontière artificielle, alliée à des cheminements peu évidents, et qui rend peu fréquentée la campagne pourtant proche. N’oublions pas que l’accès à la forêt permet l’accès à des ressources naturelles, telles que les champignons, les plans d’herboristes, etc… et que l’accès à des végétaux comestibles de bonne qualité est un enjeu de santé.
Le droit à un environnement équilibré et respectueux de la santé est le premier principe de la Charte de l’environnement adopté en 2004 et cette dernière a une valeur constitutionnelle depuis mars 2005. Elle dispose que toute personne doit avoir accès aux informations et à la formation nécessaires à l’exercice de ses droits et devoirs envers l’environnement. A l’opposé des discours culpabilisateurs vis à vis des individus qui n’auraient pas intégré les bonnes mœurs environnementales et contre une moralisation de l’écologie favorisant la distinction des classes supérieures, nous réclamons une éducation à l’environnement qui valorise les savoirs et savoir-faire des classes populaires. La multiplication des lieux d’appropriation du végétal et la démocratisation des permis de végétaliser doivent y participer. La réussite des rendez-vous proposés dans le cadre de « Rennes Ville Vivrière » témoigne de l’intérêt des habitants sur ces sujets. Favorisons les initiatives locales via des échanges avec les personnels techniques de la commune, tout en exigeant de bonnes conditions de travail de ces agents.
Les produits phytosanitaires de synthèse se sont introduits dans le débat public depuis l’arrêté pris par Daniel Cueff en août dernier. Pour les communistes, développer le programme Terres de Sources est l’une des clés pour devenir un territoire Zéro pesticide de synthèse, en accompagnant la conversion des agriculteurs au bio et en développant le bio et le local dans les cantines scolaires. En parallèle de son développement, nous voulons aussi mettre en place une carte alimentaire pour les personnes à revenus modestes. 

II/ Faire vivre des solidarités concrètes sur le territoire

Introduction

Les services publics sont essentiels à la mise en œuvre de politiques de solidarité. Les communes et les métropoles sont des espaces de proximité où l’action publique impacte directement le quotidien des habitants. L’ensemble des collectivités est ainsi concerné par la promotion de la pleine égalité entre les citoyennes et les citoyens. Pour nous, il s’agit d’un marqueur indissociable de nos valeurs.
Cette aspiration à l’émancipation humaine appelle à une large appropriation citoyenne des enjeux de solidarité qui apparaissent dans notre société. Les réponses à apporter sont collectives et ne peuvent pas être laissés aux seuls milieux d’affaires. Les services publics « à la française » sont un réel contre-pouvoir dans la conduite de l’économie et leur accès à toutes et tous nécessitent un maillage de ces services sur l’ensemble du territoire.
Nous attachons donc une importance capitale au développement des services publics et de l’emploi public pour garantir à chacune et à chacun l’accès à une vie digne.
En parallèle du renforcement de l’accès au service public, nous restons vigilants à ce qu’un certain nombre de besoins essentiels puissent être accessibles à tous. Pour ce faire, nous nous appuyons sur un programme de sortie du seuil de pauvreté qui s’articule,notamment, autour de la généralisation et la coordination des gratuités et tarifications sociales, déjà appliquées pour les activités périscolaires, les transports en commun, l’eau, la carte Sortir ! etc…

1. Services publics, solidarités et droits fondamentaux : Mettre l’Etat face à ses responsabilités

Les exemples de services publics présents dans notre quotidien sont légions : La poste, les transports, la santé, l’entretien des routes… ils garantissent l’égalité et la cohérence territoriale. Ils sont des éléments du développement économique et social et participent à l’aménagement du territoire. A ce titre, ils sont de véritables facteurs de richesses pour la société.
La casse des services publics démarrée depuis plusieurs gouvernements entraîne une dégradation des conditions de vie des habitants, d’un quartier ou d’une ville. Nous sommes attachés à la présence de services publics de qualité et de proximité car nous défendons l’égalité d’accès pour tous, la continuité des services et leur fonctionnement permanent sur l’ensemble du territoire. Ces services doivent être adaptés à l’évolution des besoins et du progrès technique et les agents qui les font fonctionner doivent pouvoir accéder à des emplois qualifiés. Nous continuerons ainsi de nous mobiliser pour que s’améliorent les conditions de travail et de rémunération des fonctionnaires.
Les écoles, les établissements de santé, les guichets (La Poste, SNCF,…) doivent être accessibles par des transports en commun adaptés aux besoins de tous (horaires, accès aux personnes à mobilité réduite,…). Nous ne sommes pas opposés au développement de l’accès numérique au service public, à partir du moment où il se fait en améliorant ou en complétant l’existant, et non en remplacement d’un accueil physique de proximité. Le maintien de ces services publics de proximité ne rend pas nécessaire l’apparition des Maisons France Service voulue par le gouvernement, qui vise la privatisation et la casse supplémentaire du service public. L’exemple de la carte grise, dont l’obtention se faisait gratuitement en préfecture et qui désormais s’obtient dans le privé moyennant un coût, est symptomatique de ce que nous refusons.Nous n’oublions pas non plus que ce sont des services publics de qualité qui garantissent de bonnes conditions de partage du temps et de l’espace entre les habitants d’une même ville.
Par ailleurs, la révolution digitale que nous vivons nécessite un accompagnement des publics éloignés des technologies pour qu’elle devienne un facteur d’égalité et d’intégration qui a toute sa place dans l’action publique locale. Dans le même esprit de rendre les services publics accessibles à tous, nous continuons de nous positionner contre l’apparition d’un surcoût d’appel à un service public, quelle que soit la plateforme téléphonique.
Les manquements de l’Etat s’aggravent dans de nombreux secteurs : Hôpital, Police, Justice, accueil des réfugiés… Nous continuerons de l’interpeller afin qu’il prenne ses responsabilités pour ce qui relève de sa compétence, et qu’il cesse de délaisser aux communes ce qu’il ne veut plus gérer. Dans cet esprit nous serons combatifs pour obtenir, entre autre, le maintien d’un bureau de poste de plein exercice dans l’hypercentre, la création d’un nouveau au Blosne, et pour qu’un accueil digne, bien organisé et justement réparti des personnes exilées soit mis en place. Pour répondre aux situations inacceptables que nous connaissons, les communistes proposent la réalisation d’un centre d’accueil inconditionnel

2. La Petite enfance

La population rennaise évolue de façon dynamique : Selon l’INSEE elle a augmenté de 0,8% par an entre 2011 et 2016 alors qu’elle décroissait (-0,2% en moyenne) sur la période précédente. En 2016, Rennes comptait 216 268 habitants.En 2013, la ville comptait 6929 enfants de moins de 3 ans sur son territoire et on peut vraisemblablement supposer que ce nombre a augmenté depuis.
Pour répondre aux demandes des habitants, les collectivités locales peuvent demander des aides à la CAF pour mener une politique d’accueil des jeunes enfants. Celles-ci sont cependant en diminution en raison de l’insuffisance de l’enveloppe allouée par l’Etat à la CNAF, bien en dessous de la réalité des besoins.
Entre 2013 et 2018, l’accueil des enfants de moins de 3 ans en école maternelle a baissé de 330 places, c’est l’équivalent de 6 grandes crèches !
À l’inverse les projets menés et soutenus par la municipalité pour les prochaines années sont déjà fournis en termes de nouvelles structures, avec un rythme minimum d’une nouvelle crèche par an. Pour résumer, d’un côté les capacités d’accueil et les subventions de l’Etat pour les crèches municipales baissent et d’autre part les municipalités de Rennes, Saint-Jacques-de-la-Lande et quelques autres développent les solutions en direction des familles
En vue de l’échéance électorale, nous proposons de sortir de ces logiques libérales et d’austérité. Pour nous, la priorité doit être donnée au développement des modes d’accueil associatifs et municipaux pour garantir une qualité éducative et une équité d’accès au plus grand nombre.
Pour les communistes, la qualification du secteur de la petite enfance en tant que Service Social d’Intérêt Economique Général en avril 2018 et donc sa sortie des logiques marchandes est l’axe autour duquel doivent s’articuler nos politiques. Cette décision, portée par les communistes, permet à la Ville et aux associations de continuer de travailler dans la sérénité.
Pour rendre le métier des assistantes maternelles individuelles plus attractif il nous faut aussi améliorer leurs conditions d’accès à des logements sociaux, c’est un levier à actionner pour faciliter leurs conditions de vie et de travail d’autant plus que leur nombre diminue depuis des années.
Dans l’immédiat, pour garantir aux familles le choix de leur mode d’accueil, nous devons :
-  Continuer à créer de nouvelles places en accueil municipal.
-  Mener à bien les projets de nouvelles crèches associatives pouvant notamment accroître les places financées par les entreprises pour leurs salariés.
-  Favoriser le développement des assistantes maternelles avec le développement des espaces jeux collectifs, la facilité d’accès à un logement social.
-  Continuer de participer aux accueils atypiques en développant des places dans des équipements adaptés (nouveaux et existants).
-  Organiser et développer l’accueil d’urgence dans les structures existantes et à venir.
-  Demander à l’Education Nationale de nouveaux dispositifs passerelles pour permettre la scolarisation des enfants de 2 ans.

3. Penser l’éducation, un impératif du projet communiste

Une école émancipatrice est une école qui donne à chaque futur travailleur la pleine citoyenneté et les moyens d’agir sur son travail : non seulement sur le contenu et la finalité de son exercice professionnelle, mais aussi sur les conditions dans lesquelles il l’exerce.
C’est dans un contexte politique contraint par des réformes successives de démantèlement de notre modèle éducatif que nous devons imposer notre projet communiste et apporter nos réponses à l’exigence d’émancipation. L’école répond à un besoin, à une exigence de transmission des savoirs à des générations d’élèves et c’est cette acquisition d’un ensemble de connaissances et de compétences qui construit les citoyens de demain. C’est au nom de cet enjeu que nous sommes attachés à ce que l’éducation soit de qualité, émancipatrice,et accessible à tous.
Au nom des politiques d’austérité, les disparités territoriales se renforcent en contraignant les dépenses des collectivités, ces dernières voient en effet leurs budgets se restreindre ce qui mathématiquement limite les financements possibles de l’école publique. A l’opposé de cette logique imposée nous souhaitons maintenir le haut degré d’investissement actuel dans les écoles, pour que les enfants soient accueillis dans les meilleures conditions possibles.
La mission de l’école, et c’est bien sa principale, est d’engager tous les jeunes dans un processus émancipateur afin que cessent les assignations ethniques, sociales, genrées ou culturelles. Nous voulons ainsi encourager le développement d’expériences existantes dans les logiques de coéducation entre école, famille, associations, etc… Dans le même temps, nous encourageons le développement des activités périscolaires pour permettre la diversification pédagogique et l’accès à de nouvelles pratiques culturelles et sportives. La généralisation des cours de récréation non genrées est également un outil à développer pour atténuer les inégalités de genre dès le plus jeune âge.
Pour devenir élèves, les enfants ont besoin d’une sécurité matérielle, psychologique et intellectuelle. Le rôle de l’école maternelle et de les outiller tous, en s’adaptant à leur âge pour qu’ils entrent tous dans l’apprentissage scolaire. L’exigence d’une formation des enseignants en lien avec les différents champs de la recherche universitaire et pédagogique est celle d’un projet émancipateur où le métier d’enseignant trouve pleinement son sens.
Nous sommes également attentifs au taux d’encadrement des enfants par des adultes dans les écoles. Dans la lignée du dispositif « Autant d’ATSEM que de classes » nous souhaitons maintenir un haut taux d’encadrement des enfants. Le recrutement d’Auxiliaires de Vie Scolaire est également un facteur clé de réussite pour l’ensemble des enfants en situation de handicap. A l’image des animateurs périscolaires, beaucoup des personnels non enseignants dans les écoles sont précaires c’est pourquoi nous proposons de lancer une campagne de titularisation de ces travailleurs précaires, pour les pérenniser et améliorer leurs conditions de travail.
Le travail engagé pour la suppression du plastique dans la restauration collective est à poursuivre, notamment en généralisant l’utilisation de barquettes biosourcées pour la distribution depuis la cuisine centrale vers les cantines des écoles. Ces efforts sont à développer, en lien avec l’augmentation de la part de bio dans les repas servis aux enfants.
Nous sommes également attentifs aux bonnes conditions de réussites des études pour les étudiants. Nos politiques publiques doivent s’inscrire dans cette exigence. En lien avec les universités, nous serons attentifs à ce que tous les doctorants aient des conditions de recherches dignes et décentes pour aller jusqu’au bout de leurs doctorats.

4. Agir local pour répondre aux besoins du territoire et aux enjeux plus globaux : l’exemple de l’Eau.

De la création d’une Société Publique Locale à la tarification sociale et écologique, en passant par la réhabilitation de l’usine de Villlejean ou la mise en œuvre d’un taux de renouvellement de nos canalisations de 1,25%, les communistes ont beaucoup fait pour mener une politique de gestion durable de l’eau.
Notre service public innove sans cesse, à l’image de la prise en main du barrage de Rophémel pour maintenir la production d’hydroélectricité ou encore par la mise en œuvre du programme Terres de Sources qui veut porter le territoire à la pointe de la transition agricole et alimentaire.
Le contexte agricole breton et les troubles liés au changement climatique rendent ces évolutions impératives pour répondre aux besoins en eau de notre territoire.
Nous avons par ailleurs la chance de disposer à Rennes de nombreux scientifiques de haut niveau, européen et international, qui travaillent sur les enjeux de l’eau à travers des disciplines différentes. Les liens avec eux sont basés sur une certaine réciprocité, nous avons besoin d’eux et eux ont besoin de nous, notre territoire et notre service public étant un formidable terrain de recherche.
La création de la nouvelle chaire « Eaux et Territoires » qui met en synergie tous ces éléments revêt donc une grande satisfaction pour nous. Il s’agit d’un partenariat public-public qui voit le jour avec la Fondation Rennes 1 et Rennes métropole.
Cette maîtrise publique de l’eau répond à 3 exigences :
-  L’eau pour tous : L’accès à l’eau alimentaire et sanitaire est un droit fondamental et la gratuité des 10 premiers m3 s’inscrit dans cette logique. De la même manière Eau du Bassin Rennais apporte une aide de 15€ pour aider les plus modestes à payer leurs factures d’eau, et ajoute 15€ pour chaque enfant à partir du 3ème au sein des familles nombreuses (Rennes Métropole complétant de 15€ chacun de ces dispositifs pour la partie assainissement).

-  Préserver nos ressources : Notre territoire cumule une des dynamiques démographiques les plus importantes de France, une importante vitalité économique et des épisodes de sécheresses chroniques. En instaurant la progressivité du prix de l’eau pour les abonnés particuliers et la fin de la dégressivité pour les entreprises, nous utilisons de manière ambitieuse le levier tarifaire du programme ECODO, pour une gestion durable de nos ressources.

-  Solidarité territoriale : Désormais, la même grille tarifaire s’applique à nos abonnés, quel que soit leur lieu de résidence. A consommation égale, les factures d’eau de 2 familles vivant sur 2 communes différentes de la métropole pouvaient varier de 150€. La différence est aujourd’hui réduite à 38€ et sera complètement résorbée d’ici 2024.

5. Démocratie, donner plus de pouvoir d’agir aux habitant.e.s

Pour les communistes rennais, renforcer la démocratie locale a toujours été un objectif en soi. Il s’agit d’associer toujours plus fortement les habitants à la vie de la cité, à la construction de l’intérêt général et les expériences menées à Rennes montrent que les attentes en la matière sont fortes.
Le succès des 4 saisons du budget participatif montre l’imagination des Rennaises et des Rennais pour penser et aménager leur ville. Chaque année de nombreuses réalisations qui en sont issues viennent s’installer dans notre quotidien,c’est un formidable outil de démocratie que les Rennaises et les Rennais ont rapidement et parfaitement intégré.C’est pour le développer que nous proposons donc de l’étendre à l’échelle de Rennes Métropole et de toutes les communes qui la composent.
Pour donner plus de visibilité aux quartiers prioritaires et renforcer leur participation au budget participatif, nous proposons que le budget des projets par quartier soit inversement proportionnel aux revenus moyens des habitants. Nous proposons de plus que soit intégré le soutien à la création d’entreprises (micro-crédits, projets coopératifs de quartier) et la création d’ateliers participatifs dédiés, coorganisés avec les habitantes et les habitants.
Notre vision de la démocratie locale repose sur le concept clé de la démocratie active, un principe qui allie l’action aux acteurs concernés. Nous souhaitons ainsi améliorer et renforcer la mobilisation et l’implication des acteurs (associations, professionnels, collectifs d’habitants, conseils de quartiers…) dans l’élaboration des politiques publiques qui les concernent. Parallèlement, nous proposons d’intégrer dans représentants d’usagers dans l’ensemble des conseils d’administration des régies et des entreprises publiques locales.
La démocratie doit être l’affaire de toutes et tous, c’est pourquoi nous voulons encourager et favoriser la participation des habitant.e.s porteuses et porteurs de handicaps. Nous estimons que les accidents de la vie ne doivent pas être un frein à leur implication dans les instances de la démocratie locale.
Nous réaffirmons notre engagement pour le droit de vote des étrangers aux élections locales. Ils contribuent à la vie de la cité, cotisent à l’impôt, enrichissent le territoire, et à ce titre doivent avoir le droit de faire part de leurs opinions lors des élections qui rythment notre vie politique locale. A Rennes, tous les étrangers ont déjà le droit de participer aux instances de démocratie locale (vote compris) et nous nous en félicitons.
Dans une volonté de faire vivre les débats de manière constructive, les élus communistes co-organiseront chaque année des rendez-vous thématiques autour des politiques locales mises en œuvre ou à développer.

III/ Culture, sport, vie associative,pour un territoire de l’émancipation et de l’ouverture sur le monde

1. Réaffirmer l’utilité de politiques publiques majeures

Nous affirmons que l’art, la culture et le sport sont des biens communs, et que leur développement est un objectif d’intérêt général. Celui-ci doit se lier à une ambition de progrès social que l’Etat et les collectivités doivent intégrer.
Il existe une ligne de rupture capitale entre la gauche et la droite. Pour le PCF, la vie culturelle dans son ensemble est un ressort primordial dans la démarche d’émancipation qui nous guide. A l’opposé, la doctrine libérale ne voie dans la culture que du divertissement et du spectacle. En tant que communistes, nous soutenons une ambition publique de développement des pratiques sportives et culturelles, appuyée sur des valeurs de solidarité et d’égalité. Nous les considérons comme des leviers efficaces pour lutter contre toutes formes de discrimination. Ces pratiques ne peuvent être soumises aux critères libéraux, accaparées par des intérêts marchants ou pire, soumises au fait du prince.
Une politique publique digne de notre époque doit offrir à toutes et tous des perspectives, conforter dans la durée des projets (de toutes tailles) et être intransigeante dans la défense de la liberté de création. Elle doit fixer des missions auxquelles Etats et collectivités ne sauraient se soustraire et se donner les moyens, y compris financier, d’affirmer ses ambitions.
Les politiques culturelles et sportives sont souvent les premières à être remises en cause dans des contextes d’austérité. L’enjeu pour la collectivité devient alors de maintenir et de développer une politique constante de promotion de la culture sur l’ensemble du territoire. La promotion d’un tissu associatif capable de faire vivre des valeurs de solidarité participe de la cohésion sociale et permet d’impliquer les habitants dans la vie de la Cité via un large éventail d’activités.Ces politiques ont été rendues possibles par le succès des luttes menées pour le droit au temps libre, qui s’oppose aux injonctions de la productivité et de la consommation.
Se cultiver, se former, se forger une citoyenneté sont autant d’enjeux majeurs qui ne doivent pas être rétrécis à une politique stricte de service. Le soutien au mouvement d’éducation populaire participe pleinement de cet engagement en favorisant l’émancipation intellectuelle, l’un des fondements de l’exigence républicaine. Il s’agit d’un enjeu majeur pour la jeunesse engageant l’avenir de notre société.
Comme toute action publique, ces politiques sont d’autant plus efficaces qu’elles sont animées par des processus participatifs. C’est un véritable gage de démocratie engageant autant les élu.es qui les décident que les acteurs qui les réalisent, faisant ainsi émerger un projet social et culturel sur le territoire.
Une conférence (ou un office local et métropolitain) de la culture regroupant des acteurs du monde associatif, désignés par leurs pairs ou tirés au sort, permettrait d’impulser et de vivifier le terreau artistique, culturel et d’éducation populaire.
Cet office pourrait agir sur la répartition des subventions (tout en laissant aux élus le vote de ces dernières) et sur la mise en synergie des associations culturelles et des mouvements artistiques. Nous réaffirmons également que les associations doivent être soutenues, dans leurs recherches de subventions comme dans leurs recherches de lieu où exercer leurs activités.
Notre territoire doit également poursuivre son engagement pour la Paix. Un engagement qui prend tout son sens dans une société au bord de la rupture et dans un monde qui livre chaque jour des milliers de réfugiés sur les routes de l’exil. Cette « culture de Paix », nous devons l’intégrer pleinement dans nos politiques éducatives, la faire vivre à travers des actions de coopérations internationales et la valoriser en renforçant nos politiques mémorielles.

2. La Culture

Les communistes rennais écrivaient en 2008 que « la culture doit enrichir, divertir, surprendre et déranger ». Cette affirmation n’a rien perdu de son actualité, la culture donne à notre territoire le sel de l’humanité qui ne s’achète pas. Elle rappelle la dignité des individus et des pratiques culturelles qu’ils exercent.
Une telle approche est indissociable d’une culture accessible au plus grand nombre. Qu’il s’agisse des questions de handicaps, de l’accèsaux équipements culturels dans les zones éloignées, de la peur de ne pas être à sa place, etc… la culture doit être l’affaire de tous. C’est ainsi que sera garantie la pleine appropriation de ces établissements par l’ensemble des acteurs de la vie associative et culturelle.
Rennes dispose d’une véritable politique de promotion de la lecture publique, avec un réseau de bibliothèques dans tous les quartiers de la ville et une tarification accessible à tous (dont la gratuité pour les jeunes de moins de 18 ans). Cela doit se conjuguer avec une démarche d’appropriation démocratique et populaire des médias, et ce dès le plus jeune âge.
Cette logique tarifaire est consolidée par l’existence de la carte Sortir ! de la ville de Rennes, un outil permettant l’accès à nombres d’activités et d’établissements culturels aux populations aux plus faibles revenus. Il est légitime de se questionner sur son extension à d’autres publics, notamment au sein de la jeunesse et à son développement vers de nouvelles activités.
Sur Rennes métropole, c’est dans cette cohérence qu’a été entreprise une politique ambitieuse d’équipements culturels (à l’exemple des Champs Libres qui favorisent la diffusion d’une culture scientifique). Cette démarche se retrouve prolongée avec la réalisation de nouveaux établissements, tels que le FRAC, le Couvent des Jacobins, sans oublier le prochain conservatoire du Blosne. C’est également cette même logique qui permet à de nombreux artistes d’avoir leurs résidences dans la métropole.Cette politique, nous devons la renforcer en développant le lien entre les lieux de création artistique et les artistes locaux, les lieux de formation et lieux de diffusion.
Par ailleurs, une politique volontariste de promotion des festivals permet à la métropole rennaise d’être reconnue pour la diversité d’une offre culturelle, qui renouvelle régulièrement ses moyens d’expression. A l’inverse des logiques de diffusion mercantile et couteuse en argent public, nous souhaitons que cette promotion des festivals vienne d’abord et avant tout en appui des projets associatifs ancrés dans le territoire.
Pour maintenir une telle ambition publique, la place des professionnels du champ artistique et culturel doit continuer d’être reconnue et soutenue. Les institutions locales jouent ainsi un rôle majeur en tant qu’employeurs pour porter ces choix clairs,à l’image du plan local d’éducation artistique et culturel qui s’adresse aux enfants de deux ans au sein des crèches et des écoles maternelles. Reconnaissant son rôle dans l’émancipation des plus jeunes, les communistes appellent à ce que ce plan soit poursuivi et développé.
Les Temps d’Activités Périscolaires sont un moyen privilégié pour favoriser cette orientation, il faut donc encourager les familles à y inscrire leurs enfants. Les communistes considèrent que ces TAP sont l’un des leviers de la déségrégation culturelle, car nous considérons que les facteurs socio-économiques que nous subissons ne doivent pas déterminer les activités culturelles que nous pratiquons. Pour nous, l’accès à une pleine citoyenneté passe par la promotion de la culture dès le plus jeune âge, sans que ne soit oublié le registre des contre-cultures où s’expriment des aspirations à une plus grande reconnaissance des différences. Nous nous fixons l’objectif de zéro enfant sans accueil de qualité adapté à son âge etpour ce faire, nous renforcerons le maillage de la diversité des accueils, de la petite enfance jusqu’aux jeunes adultes.
A l’échelle nationale, un enfant sur 3 chaque année ne part pas en vacances. Nous devons nous fixer un objectif de zéro enfant sans vacances. Pour l’atteindre, nous devons développer les programmes d’aides aux départs en vacances et multiplier les activités proposées par la Ville telles que les journées « Rennes à la mer et au vert ! ». Leur succès montre qu’il y a une véritable attente de la part de la population.

3. Le Sport

Si la pratique du sport à tous les âges de la vie répond à des enjeux de santé, elle permet aussi de prendre pleinement possession de son corps et de maîtriser ses repères et ses sens. Savoir courir, nager, faire du vélo, etc… sont des exigences aussi importantes que de savoir lire écrire et compter.
Le sport apporte à chacune et à chacun le sens du respect et de la cohésion d’équipe, le sens des règles et l’esprit d’initiative. Il permet de se découvrir également au contact des autres, ou dans l’engagement sportif.
En dépit d’une évolution positive, le sport féminin a trop souvent été le parent pauvre des politiques sportives et doit continuer à être encouragé et développé. De nombreux clubs existent sur la ville et la métropole, il faut renforcer leur visibilité pour les rendre attractifs et accessibles tout en augmentant leurs moyens humains et financiers.
Sur la métropole rennaise, le maillage des installations et équipements sportifs permet d’offrir un large éventail d’activités sur l’ensemble du territoire. La carte Sortir ! agit là aussi pour favoriser l’égalité des chances. Le Centre d’Initiation Sportive (CIS) sert également de référence à nombre de familles pour permettre aux plus jeunes d’accéder à diverses activités sportives.
Pour compléter le tout, de grands évènements à l’échelle de la ville ou de la métropole promeuvent le sport en le rendant visibles et accessibles : Tout Rennes court, Rennes sur Roulettes,… Une attention est portée à ce que les partenariats noués à ces occasions n’ouvrent pas la porte à des logiques commerciales inappropriées.


4. La Vie associative

Sur le territoire de Rennes métropole le monde associatif est constitué d’environ 6 000 associations. Chacune à leur manière elles apportent des réponses originales à une multitude de besoins, le tout en dehors du champ des intérêts marchands.
Une importante part de leur activité est dépendante des subventions qui leurs sont octroyées pour mener à bien leurs activités, ainsi que de la facilité avec laquelle elles peuvent accéder aux équipements situés sur le territoire.
Il est donc nécessaire que les critères d’attributions des subventions soient parfaitement clairs et lisibles par tous. La taille des associations ou des clubs ne doit pas justifier un partage qui valoriserait celles qui sont déjà en bonne santé au détriment de structures plus jeunes ou plus modestes. Un raisonnement inverse ajouterait de la précarité à la précarité déjà existante.
La politique que mène la ville de Rennes avec nombre d’associations (notamment dans la gestion d’équipements) demeure un bon point d’appui pour développer une compréhension mutuelle des enjeux du territoire entre la municipalité et les acteurs associatifs. Cette politique doit continuer de se manifester à travers des conventions pluriannuelles, qui permettent à la fois de garantir l’autonomie de gestion associative et de mettre la collectivité en position de garant de la pérennité des activités socio-culturelles de proximité. Il s’agit là d’un véritable partenariat en continu sur les plans humain et financier avec les équipements de quartiers et les associations d’éducation populaire (maisons de quartier, MJC, etc…).
Pour que les enfants s’emparent pleinement de la richesse des activités proposées sur le territoire, et pour que chaque enfant puisse pratiquer quel que soit la condition économique de ses parents, nous proposons la création d’un « passeport loisirs » pour les enfants de 7 à 17 ans. Une carte qui permette aux plus jeunes de voyager dans l’univers sportif, culturel et citoyen présent sur le territoire. Chaque mois, ou chaque trimestre, en renouvelant son « passeport loisirs », l’enfant pourra participer à une activité proposée par une association, un club, etc…

IV/ Economie, défendre les intérêts des salariés et le développement des logiques coopératives

Introduction

Rennes métropole connaît un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, pour autant nous ne sommes pas épargnés par les menaces qui pèsent sur l’emploi, qu’il s’agisse des plans dits « sociaux » ou des destructions d’emplois publics. Notre territoire dispose de nombreux atouts économiques que nous voulons conforter en favorisant la recherche et l’innovation ainsi qu’en soutenant les filières dynamiques.
L’économie de la métropole se caractérise par la prédominance du secteur tertiaire, pour autant nous sommes attachés au maintien et au développement de l’industrie sur notre territoire. De plus, dans une période marquée par l’austérité en France et en Europe, nous souhaitons agir au quotidien pour défendre la capacité d’investissement des collectivités, levier du développement économique.
A Rennes métropole comme ailleurs les salariés sont touchés par des reculs dans le rayonnement des services publics et de la protection sociale, par la stagnation des salaires et du pouvoir d’achat. Les communistes et leurs élus les soutiennent les salariés dans leurs mobilisations en faveur de l’emploi, des salaires et dans la défense des conquis sociaux.
Nous voulons une majorité de gauche qui intervienne dans la sphère institutionnelle comme dans la sphère publique lorsque des emplois sont menacés sur son territoire. Nous voulons une majorité de gauche mobilisée sur tous les fronts dans la bataille de l’emploi.

1. Se doter d’une stratégie pour l’emploi

Nous proposons la tenue annuelle d’une conférence de sécurisation de l’emploi et de la formation à l’échelle de la métropole. Elle réunira les représentants des salariés, les associations, les élus, les représentants des employeurs et du système bancaire et financier, ainsi que les représentants de l’Etat, de la Région et du Département. Cette conférence sera chargée d’élaborer un diagnostic précis des besoins du territoire et conclura sur un objectif de création et/ou transformations d’emplois à réaliser. Ce nouveau dispositif s’inspire de la proposition de loi d’André Chassaigne « pour une sécurité de l’emploi et de la formation », qui proposait en 2017 la création de nouvelles commissions régionales, fixant des objectifs chiffrés annuels de créations d’emplois et de mises en formation.
Chaque année Rennes métropole soutient de nombreuses entreprises et nous souhaitons renforcer les critères d’attribution de ces subventions, notamment par la mise en place d’une charte d’engagement comprenant des créations d’emplois en CDI, des critères environnements, l’égalité femme/homme dans l’entreprise ou encore la présence de salariés en situation de handicap.
Pour renforcer le contrôle de ces aides nous proposons qu’une fois par an soit présenté au Conseil de Rennes métropole un rapport reprenant l’ensemble des aides accordées au cours de l’année écoulée. Ce rapport présenterait l’avancée de l’entreprise par rapport aux objectifs de la charte d’engagement. Nous souhaitons également qu’une commission métropolitaine de suivi et d’évaluation des aides publiques soit mises en places, comprenant élus et représentant des salariés. Son rôle serait de faire le bilan annuel des aides accordées et de faire le point, entreprise par entreprise, de l’atteinte ou non des objectifs fixés par la charte d’engagement. En cas de non-réalisation de ces derniers, le remboursement de l’aide sera demandé.
Rennes métropole et les communes qui la composent ont aussi une responsabilité sociale en tant qu’employeurs de leurs agents. Leur expérience, leur savoir-faire, leur attachement au service public rendu aux usagers sont des atouts considérables. C’est pourquoi nous nous opposons au dogme de la stabilisation (voire de la réduction) des effectifs de la fonction publique territoriale. A besoins nouveaux, emplois nouveaux. Si la création de nouveaux équipements est rendue nécessaire, on ne peut envisager de les réaliser à effectifs constants. Un service public de qualité nécessite un nombre suffisant d’agents bien formés et bien rémunérés. La métropole se doit d’être un « employeur exemplaire », en faisant le choix de l’emploi statutaire le plus souvent possible et prenant mieux en compte la pénibilité de certains métiers. Nous serons également de toutes les luttes contre les suppressions de services publics de proximité.
Nous ne pouvons pas non plus oublier l’accompagnement des chômeurs dans leurs retours à l’emploi. C’est notamment pourquoi nous nous opposons aux fermetures des antennes de pôle emploi et que nous renouvelons notre soutien aux structures d’insertion comme We Ker. Les retours positifs du « Territoire Zéro Chômeur Longue Durée » testé à Pipriac et débuté au Blosne nous invitent à nous pencher sur l’expérimentation de ce type de dispositif. Plus spécifiquement, nous pouvons imaginer la création de nouvelles aides dans le retour à l’emploi : faciliter les gardes d’enfants durant les périodes de recherches d’emplois, des aides au permis de conduire, le prêt de véhicule etc… Par ailleurs nous estimons nécessaire l’élargissement des horaires d’ouverture des Points accueil emploi.
Trouver un travail est très souvent lié à l’obtention du permis de conduire et à la possession d’un véhicule. Une réflexion est à mener sur les modalités à développer pour faciliter l’accès au permis et à une voiture. Les expériences de garages solidaires montrent que des initiatives sont possibles et sont à développer. Dans la même logique, nous souhaitons mettre sur pied une politique publique d’accompagnement du télétravail, en lien avec les employeurs, pour améliorer les conditions de travail des employés et modérer les flux de circulation.

2. Soutenir l’économie locale

Notre souhait de voir une économie diversifiée se consolider sur le territoire de la métropole passe par l’encouragement d’une politique de filière. Il nous faut accompagner les transformations des filières historiques (automobile, numérique, etc…) et dans le même temps favoriser l’émergence de nouvelles filières (cyber-sécurité, intelligence artificielle, énergie renouvelable, etc…). L’existence de structures comme le Pool (issu de la fusion de Rennes Atalante et de la French Tech Rennes Saint-Malo) et la forte présence de l’enseignement supérieur sur notre territoire sont des atouts indéniables pour y parvenir.Ce constat pose l’exigence de préserver la recherche fondamentale des logiques de profit et de sa nécessaire connexion aux enjeux de transition de notre époque. Il y a une importance capitale à faire lien entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée, notamment dans les processus industriels.
Dans cette logique, le site de La Janais pourrait connaître un nouvel essor. La filière agro-alimentaire mériterait elle aussi d’être accompagnée dans une transformation de ses moyens de production pour assouplir la dureté de ses conditions de travail, et répondre aux nouvelles exigences environnementales. Nous pouvons également réfléchir à la promotion d’une filière du bâtiment écologique, par la promotion et la valorisation d’éco-matériaux par exemple.
Concernant les questions agricoles, nous voulons un modèle qui garantisse une juste rémunération pour les producteurs et qui leur garantissent des débouchés de proximité (notamment dans la restauration collective : cantines scolaires, restaurants universitaires, restaurants d’entreprises…). L’expérience « Terres de Source », à ce titre-là, est un dispositif majeur que nous souhaitons voir s’élargir.
Pour favoriser l’émergence d’une « métropole vivrière » respectueuse de l’environnement, il nous faut soutenir l’installation des agriculteurs bios et accompagner ceux qui souhaitent s’y reconvertir. Nous devons favoriser les circuits courts et limiter les marges des intermédiaires. Ce soutien peut se faire en parallèle avec le développement des jardins familiaux et partagés.
Rennes métropole se distingue également par une forte présence de l’Economie Sociale et Solidaire. En 2014 nous réclamions déjà que le Vice-Président chargé de l’ESS soit rattaché au secteur « développement économique », et qu’un fond pour le soutien et le développement de l’ESS soit créé. Par ailleurs, nous voulons que soit facilitée la reprise en SCOP des entreprises par leurs salariés, par un accompagnement financier, technique et juridique.
La défense du commerce de proximité, de centres-villes et centres-bourgs, passe par la fin des grands projets commerciaux du type Open Sky. Ils représentent un modèle que nous ne pouvons plus souhaiter (consommation de terres agricoles, nécessaire besoin d’une voiture pour s’y rendre, etc…) et nous estimons que Rennes métropole est déjà suffisamment pourvue en la matière. Nous restons cependant vigilants sur la nature de ces commerces, notamment dans le centre-ville de Rennes, qui doivent être accessibles à tous, et pas uniquement aux plus aisés. Ce soutien au commerce de proximité est naturellement indissociable de la fermeture des grandes surfaces le dimanche. Dans le même esprit, nous voulons développer l’accueil de locaux commerciaux aux rez-de-chaussée des immeubles, à l’image de ce qui s’est fait avec le supermarché rue de Nantes ou des commerces autour de la station de métro Jacques Cartier.
Il peut être intéressant de réfléchir à la création d’une SPL, chargée de gérer les petites cellules commerciales sur le territoire. Elle pourrait intégrer les questions propres à l’artisanat, qui a vocation à être réparti partout au cœur des communes. Pour faciliter les nouvelles installations et pour développer les activités coopératives, nous proposons de développer la location-accession de locaux commerciaux et artisanaux pour les entrepreneurs sans capital.

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