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Vœux fédération 20 janvier 2018

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Vœux fédération 20 janvier 2018

Intervention d’Aurélien Guillot

Mesdames, Messieurs,
Chers amis, Chers camarades,

Je souhaite tout d’abord vous remercier de votre présence à cette cérémonie des vœux.

Je vous présente au nom des communistes d’Ille-et-Vilaine, à chacune et à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de santé, de réussite et d’épanouissement personnel pour vous et pour vos proches.

Un certain nombre d’entre vous ne me connaisse pas, je suis revenu vivre en 2017 dans ce département d’Ille-et-Vilaine ou j’ai habité et commencé à militer lorsque j’étais étudiant et je suis le nouveau secrétaire départemental de la fédération depuis le mois de juin dernier.

C’est donc mes premiers vœux à la tête de la fédération, vœux qui sont toujours un moment important dans la vie de notre organisation. Et manque de chance, j’ai été touché à mon tour cette semaine par l’épidémie de grippe et j’ai donc écrit cette intervention hier avec encore un peu de fièvre. Vous voudrez donc bien m’excusez si cette intervention n’est pas aussi aboutie que je l’aurais souhaitée.

Mais à quelque chose malheur est bon, cette intervention sera donc surement plus courte que si j’avais été en pleine forme, et donc vous pourrez plus rapidement boire le verre de la nouvelle année et j’en profite pour remercier chaleureusement notre camarade Gilles Le Guevellou et tous ceux qui l’ont aidé pour avoir préparé les réjouissances qui vont suivre.

Je vais quand même dire vous dire quelques mots avant, car si je n’ai pas trop de voix ce matin, il faudra bel et bien compter sur les communistes en 2018 pour donner de la voix.

Pour être mieux entendu en 2018, le PCF 35 a décidé d’innover en terme de communication.

Tout d’abord sur le plan de notre communication numérique avec le lancement d’un nouveau site internet : www.pcf35.fr

Ce site a été entièrement conçu par Arnaud Leroi, qui est un militant communiste de Rennes et que je remercie pour son travail. Ce nouvel outil nous permettra de mieux communiquer sur toutes les activités de la fédération, l’activité des militants, des élus communistes, sur nos propositions, nos réactions face aux différents événements.
Sur le plan de la communication numérique, je souhaite signaler aussi la naissance il y a quelques semaines seulement de la page facebook de la fédération que vous pouvez liker si vous ne l’avez pas encore fait.

Si la communication numérique est essentielle aujourd’hui, nous avons aussi grandement innover en terme de communication papier, avec des nouvelles maquettes plus dynamiques pour les journaux de 2 sections :

  • Le journal l’Avenir pour la section de Rennes Métropole
  • Le journal Avec Vous pour la section de Fougères

Et dans quelques jours, la section de Combourg va elle aussi lancer une nouvelle formule de son journal de section.

Ces nouveaux dispositifs de communication vont nous permettre d’être plus efficace, de faire mieux porter la voix des communistes du département.

Et en premier lieu faire mieux entendre notre combat pour la libération de notre camarade, de notre compatriote franco-palestinien Salah Hamouri. C’est un combat essentiel pour nous, c’est pourquoi nous avons choisi de faire figurer Salah sur notre carte de vœux 2018. Je remercie au passage notre camarade du mouvement jeunes communistes Yves Souben qui a fait la réalisation graphique de cette carte de vœux.
150 jours en prison sans raison, enfermé par l’arbitraire. 150 jours de prison parce que militant, parce que luttant pour la liberté de son peuple. Dès la première seconde en prison, c’était déjà une seconde de trop.

La France ne réagit que trop peu pour faire libérer Salah Hamouri qui est pourtant citoyen français. Le cabinet de l’Elysée affirme qu’Emmanuel Macron a évoqué la situation de Salah Hamouri avec Benyamin Netanyahou lors de leur rencontre du 10 décembre et a demandé sa libération et que les “services français sont mobilisés sur ce sujet”.

Fabien Gay, sénateur communiste de Seine Saint Denis, a interpellé le gouvernement pour que celui agisse pour faire libérer Salah. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’état auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères a répondu que le gouvernement attend toujours des réponses.

Mais combien de temps allons-nous encore attendre ? Le temps presse, Salah Hamouri ne doit plus rester une minute de plus en prison.

Le gouvernement d’extrême droite israélien n’a de cesse de violer le droit international et les droits de l’homme, en témoignent les récentes propositions de dispositifs sur le choix entre expulsion ou incarcération des migrants, la loi proposant la peine de mort pour les “terroristes” et le durcissement de la répression envers les Palestiniens. Combien de temps la France va t elle tolérer sans rien dire ?

Nous allons continuer et amplifier notre campagne en 2018 pour la libération de Salah. Et nous espérons qu’à la prochaine fête de l’Humanité Salah puisse s’exprimer sur la grande scène, comme il l’avait fait en 2012 seulement quelques mois après être sortie des geôles israéliennes.

Nous allons nous battre pour la libération de Salah, nous allons nous battre pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, nous allons nous battre contre la colonisation, contre le blocus illégal de Gaza, pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale, seul moyen pour obtenir enfin une paix juste et durable au Moyen Orient.

Dans un monde de plus en plus instable et dangereux, avec des dirigeants comme Donald Trump ou Kim Jung Un, nous allons amplifier notre bataille pour la paix en 2018. Cette année 2018 sera celle des 100 ans de la fin de la première guerre mondiale. Entendons le cri des sacrifiés de 14-18 : « Maudite soit la guerre »
L’histoire nous montre suffisamment qu’à force de préparer la guerre, on finit par la faire. C’est pourquoi il faut d’urgence changer de logique en imposant que pour tout conflit on privilégie pour son règlement des solutions diplomatiques avec des négociations sous l’égide de l’ONU et non pas des solutions militaires. Il y a également besoin d’une réduction drastique des dépenses d’armement dans le monde. Nous avons honte que notre pays, la France soit le troisième exportateur mondial d’armes dans le monde.

C’est pourquoi nous participerons encore une fois cette année aux marches pour la paix en septembre prochain aux cotés de nos amis du mouvement de la paix.
Nous nous mobiliserons également contre les armes nucléaires, qui font courir une menace très grave pour la survie même de l’Humanité. Il est incompréhensible qu’après l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires par l’ONU le 7 juillet 2017 et après la remise du prix Nobel de la paix au réseau international ICAN, le gouvernement français s’obstine à s’opposer à la ratification de ce Traité déjà adopté par 122 Etats à l’ONU et signé par plus de 5O Etats.

Oui la France doit signer ce traité, agir pour le désarmement nucléaire mondial et en finir avec la doctrine de la dissuasion nucléaire. Car la vraie dissuasion, ce n’est pas de construire les outils de l’apocalypse, c’est de satisfaire les besoins humains élémentaires, c’est de construire un monde plus juste, plus solidaire, plus démocratique.

Nous avons besoin d’une nouvelle période de progrès social, c’est vrai à l’échelle internationale mais bien sûr à l’échelle de notre pays.

Et ce n’est pas en nous soumettant aux premiers de cordée que nous arriverons à le construire !

Notre pays n’a jamais été aussi riche, le PIB augmente chaque année. Pourtant, la très grande majorité de la population de notre pays est condamnée à vivre de plus en plus mal, à voir ses services publics disparaitre peu à peu, à se serrer de plus en plus la ceinture.

Ce n’est pas une fatalité. De l’argent il y en a, il y en a même beaucoup. Il faut changer de logique de développement et décider autrement de son utilisation.
L’évasion et l’optimisation fiscales sont un racket permanent, 80 milliards d’euros pour la seule évasion fiscale évaluée pour notre seul pays.

Nous ne lâcherons pas.

Le groupe communiste au Sénat utilisera sa niche parlementaire le 7
mars prochain pour déposer le projet de loi de résolution pour une
COP fiscale des frères Bocquet, déjà adoptée grâce à nos députés à
l’Assemblée nationale.

La richesse, elle est dans les entreprises, produite par le travail et soustraite ensuite aux revenus du travail par l’écrasement du pouvoir d’achat salarial.

Le Produit intérieur brut de la France est de 2200 milliards d’euros.

Mais, pour comparaison, la capitalisation boursière du seul CAC 40 a été multipliée par vingt en trente ans, atteignant 1200 milliards d’euros et dégageant 73 milliards d’euros de profit.

Voilà où est l’argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Les exonérations d’impôts aux entreprises, notamment les plus grandes, CICE, CIR, cadeaux fiscaux…représentent cumulés un manque à gagner équivalent à 25 % du budget de l’État.

Le cambriolage de la maison France est une affaire qui marche.

Que fait la police ?

Et que fait Bruno le Maire, dont il est de notoriété publique qu’il n’est ni de droite, ni de gauche !

Ni de gauche, merci on savait !

Je le cite : « nous allons rendre 400 millions d’euros aux 1000
premiers contributeurs de l’ISF ».

Alors, parlons-en de ces 1000 premiers contributeurs !

Les 10 plus grandes fortunes de France détiennent 240 milliards
d’euros de fortune.

Les 100 premières fortunes de France, 439 milliards d’euros.
C’est-à-dire qu’en France, 100 personnes détiennent autant d’argent à un instant T, que ce qu’1 million de smicards gagneront durant toute leur vie.

Et c’est la même chose dans le monde entier.

Le 1 % des plus hauts revenus capte à lui seul 27 % de la croissance mondiale, et soit dit au passage, des études montrent que ce 1 % concentre les plus gros pollueurs de la planète.

Pendant ce temps, la moitié de la population de la planète capte à
peine 12 % de la croissance mondiale.

Et que fait le gouvernement ?

Il précarise l’emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron, tapant toujours sur le même clou, ignorant les vraies causes de la crise et de l’inefficacité : le coût du capital.

Il pique 5 euros par APL dans la poche de ceux qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Il demande aux bailleurs sociaux de compenser le désengagement de l’État à hauteur d’1,5 milliard ce qui fera autant d’argent en moins pour les réhabilitations, les constructions neuves et le bien être des locataires.

Il offre 4,6 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans le budget de l’État 2018. Et il prend autant dans la poche des retraités via la CSG.
Faire le choix du progrès social, c’est récupérer tout cet argent disponible pour le mettre au service des besoins humains.

C’est investir dans les services publics, dans un renouveau industriel pour notre pays.
Faire le choix du progrès social, c’est sécuriser l’emploi et la formation. Et les députés communistes avec leur président de groupe André Chassaigne ont déposé en 2017 une proposition de loi complète sur le sujet.

Faire le choix du progrès social, c’est investir dans l’avenir, dans la formation des nouvelles générations. Selon les projections, le nombre d’étudiants devrait croître de 30 000 à 40 000 chaque année d’ici 2025. Soit l’équivalent d’une à deux grosses universités supplémentaires par an. C’est une vraie chance pour notre pays.
Pourtant le gouvernement poursuit la politique d’assèchement financier des universités. Et avec son plan étudiant, il légalise, renforce et généralise la sélection à l’entrée de l’université.

C’est inacceptable. Je salue les camarades de la JC et de l’UEC qui mènent la bataille contre ces projets.

Faire le choix du progrès social, c’est aussi mener le combat résolu pour l’égalité femmes/hommes.

Je veux d’abord saluer le combat courageux des femmes qui libèrent leur parole pour l’égalité et contre les violences sexistes. Ces derniers mois ont fait avancer à grand pas la cause de l’égalité.

Emmanuel Macron a déclaré l’égalité femmes/hommes comme « grande cause nationale ». Cela nous laisse sceptique. Nous jugeons en effet aux actes et les actes sont clairs.

Nous jugeons aux actes et les actes sont clairs.

Je ne peux ici entrer dans le détail mais si la loi travail XXL est défavorable à tous, elle l’est particulièrement pour les femmes, puisqu’elle raye de la carte l’ensemble des outils mis en place depuis les années 80 pour agir sur les inégalités Femmes / Hommes au travail !

Certes, Marlène Shiappa promet dans quelques mois une loi très dure pour sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale, en lien avec la ministre du travail.

Mais comment se fait-il dès lors que les amendements que notre Groupe a porté au Sénat pour durcir les sanctions aux entreprises en cas de non-respect de la loi, ou ceux pour limiter le recours aux temps partiels, ont été rejetés dans la loi travail de Pénicaud comme dans le PLFSS ?

Vous l’aurez compris, cette thématique du progrès social va être au cœur du combat des communistes d’Ille-et-Vilaine. Oui il y a urgence à s’organiser, au rassemblement le plus large pour dire stop à Macron et à sa politique rétrograde et à construire le plus largement possible un projet alternatif.

Au niveau national, le Parti communiste organise le 3 février des Etats Généraux du Progrès social qui vont être une initiative importante de rassemblement d’actrices et d’acteurs de nombreuses luttes locales. Et nous allons décliner cette initiative en Ille-et-Vilaine dans les mois à venir avec différentes initiatives.

Tout d’abord avec un débat qui aura lieu ici même à la Maison des Associations le 13 février prochain sur le thème « Services publics : changer la logique. Comment agir ensemble ? »

La section de Fougères va travailler sur les questions du logement.
Les sections du nord du département (Combourg, Dinard, Dol de Bretagne et St Malo) vont travailler sur les questions écologiques.

Le collectif des cheminots communistes prépare un débat qui aura lieu courant juin sur la question des transports.

La section de Rennes Métropole prépare sa fête de section, la fête de l’Avenir. Elle aura lieu le 14 avril à Rennes et comportera 2 débats : un sur la pauvreté et la précarité, ou seront sollicités des responsables d’associations de solidarités, et un deuxième débat sur la question de l’évasion fiscale.

Nous allons également beaucoup travailler les questions de santé en 2018 qui sont à juste titre une priorité pour nos concitoyens.

Parler de santé, c’est dans un premier temps parler de ce que nous mangeons. Après les lasagnes à la viande de cheval, les œufs au fipronil et maintenant le lait à la salmonelle de chez Lactalis, il y a urgence à agir pour que cesse ces scandales sanitaires liés à la politique du tout profit.

Tout le monde doit pouvoir avoir accès à une alimentation de qualité, saine pour la santé. C’est pourquoi nous sommes favorable au développement de l’agriculture paysanne, en capacité de fournir des bons produits, saine pour l’environnement et rémunératrice pour celles et ceux qui produisent.

S’occuper de la santé, c’est de battre pour la sécurité sociale. Nous ne laisserons pas Macron tout détruire et laisser le privé s’emparer du marché. Nous nous battrons pour les financements de la sécurité sociale et nous faisons la proposition offensive d’une sécurité sociale qui rembourse 100% des soins prescrits afin d’éviter les renoncements aux soins.

S’occuper de la santé, c’est aussi s’occuper de l’hôpital public, malade des choix pris par les gouvernements successifs. De 2015 à 2017, les budgets hospitaliers ont supporté près de 10 milliards de réduction. Dans le PLFSS 2018, il est prévu une nouvelle coupe de 1,4 milliards d’euros. De plus, Macron et Buzin nous préparent un mauvais coup puisque selon eux, il y aurait, je cite, « 30% de soins inutiles »
Ces réductions budgétaires ont entrainés des suppressions de services, de milliers de lits, la fermeture de nombre d’hôpitaux et de maternités de proximité, la délégation au privé de tout ce qui était le plus rentable. Tout cela entraine des pressions insupportables sur les personnels toutes catégories confondues avec une véritable souffrance au travail.

Nous allons nous battre pour l’hôpital public et cette question sera une priorité de nos députés en 2018.

S’occuper de la santé, c’est aussi faire face à la désertification médicale et à la pénurie croissante de médecins généralistes et de spécialistes, notamment les ophtalmologistes ou encore les gynécologues. Cette désertification touche évidemment les zones rurales mais aussi de plus en plus les milieux urbains. Pour cela, il faut supprimer le numerus clausus et encourager les jeunes à faire des formations de santé. Il faudra aussi surement d’une manière ou d’une autre restreindre la sacro-sainte liberté d’installation afin de pourvoir les zones déficitaires.
S’occuper des questions de santé, c’est aussi penser à nos ainés. Il faut des moyens pour faire face à la perte d’autonomie. Il y a besoin de réponses publiques car les résidences séniors privées aux prix exorbitants ne peuvent répondre aux besoins. En Ille-et-Vilaine, il y a aujourd’hui autant de places disponibles en EPHAD public que de personnes sur liste d’attente. C’est intolérable. C’est pourquoi nous sommes favorables à la création de plusieurs EPHAD public dans le département, d’autant plus que la population vieillit. Par ailleurs, les conditions de travail dans les EPHAD sont aujourd’hui insupportables du fait du sous-effectif. Il y a besoin d’embauches massives dans ce secteur et de revaloriser ces emplois, notamment par une augmentation des rémunérations.

Un mot sur la question de l’hôpital à Rennes.

Je rappelle notre volonté d’avoir un CHU Pontchaillou qui soit un véritable pole d’excellence, à la pointe de la recherche et des dernières techniques médicales, un pole a l’échelle du département mais aussi qui rayonne sur les départements alentours.

Aujourd’hui déjà, le CHU Pontchaillou est un outil moderne, avec des équipes médicales et de recherche renommées, adossé à l’université, avec un personnel soignant, aide-soignant et de service de qualité. Mais on le sait, ce centre a besoin d’être rénové, il a besoin d’argent pour avoir le matériel médical le plus moderne.
C’est pourquoi nous accueillons très favorablement l’annonce d’investissements majeurs de plus de 500 millions d’euros prévus par l’Etat sur le site. C’est une très bonne nouvelle pour les défenseurs de l’hôpital public que nous sommes.
Néanmoins, nous savons que l’argent ne fait pas tout. Aujourd’hui, si le CHU Pontchaillou est un outil moderne, nous savons aussi que de nombreux services sont en sous-effectif, que les conditions de travail se dégradent, que les urgences manquent de personnels et de moyens.

Les concentrations de services dans de grands ensembles, pilotées dans le cadre des directives de l’ARS, qui impose des économies, qui organise la concurrence entre les établissements débouchent très souvent, même avec des moyens supplémentaires sur une dégradation des conditions de travail pour les personnels, une détérioration de l’accueil et des soins, et sur une déshumanisation.

C’est pourquoi, tout en considérant que ces investissements sont une bonne nouvelle, nous serons également très attentifs sur la manière dont se conduira ce projet, et nous portons l’exigence forte que cette opération n’entraîne a Rennes la suppression d’aucun lits ni d’aucun emplois hospitaliers. Il y a au contraire besoin de créations d’emplois, d’augmentation des capacités d’accueil, une amélioration du service et des conditions de travail.

Ces investissements entraîneront le transfert des activités de l’hôpital sud vers Poncthaillou ce qui suscite débats, interrogations et inquiétudes dans la population. C’est très légitime, d’autant plus qu’il s’agit d’un quartier qui l’impression d’être déclassé, malgré les lourds investissements publics mis en œuvre actuellement.
La municipalité de Rennes ouvre un débat sur l’avenir du site de l’hôpital sud. Nous nous inscrivons dans cette réflexion.

Pourquoi ne pas utiliser une partie des locaux existants pour créer un véritable centre de santé public ?

Un centre de santé public nous semble vraiment adapté aux besoins de santé de proximité. Un centre de santé est à but non lucratif, il pourrait être géré pourquoi pas par la municipalité. Un centre de santé doit être adaptés aux besoins de la population, offrir une offre de soins de premier recours, médicale, dentaire et paramédicale mais aussi une offre secondaire (radiologie, biologie médicale) et délivrer des soins ambulatoires, de la prévention, de l’éducation à la santé.
Un centre de santé élargi le secteur public, répond aux besoins en proximité et constitue une articulation indispensable avec l’hôpital public. Un centre de santé pratique le tiers payant, respecte les tarifs opposables, appliquent des tarifs sociaux en chirurgie dentaire, il met en place des procédures d’accompagnement social et d’accès aux droits des usagers. Ce centre de santé que nous proposons ne couterait rien en fonctionnement puisqu’il serait financé par les actes médicaux qu’il réalise, réglés par la sécurité sociale sur la base des tarifs conventionnels. Ce centre de santé que nous proposons pourrait aussi accueillir des consultations de médecins exerçant a Pontchaillou afin d’éviter aux malades du quartier des déplacements à Pontchaillou.

Cette proposition nous tient vraiment à cœur et nous allons être offensifs pour la voir se réaliser. Nous pensons qu’elle est une priorité pour le sud de Rennes mais elle peut se réaliser ailleurs. C’est une réponse qui fonctionne bien partout ou elle est mise en œuvre.

Autre proposition que nous formulons pour le site de l’hôpital sud : utiliser une autre partie des locaux pour la réalisation d’un EPHAD public. Je l’ai dit tout à l’heure, les besoins dans ce domaine sont immenses.

Ces 2 propositions que nous avançons, nous souhaitons les co-construire dans les semaines à venir avec la population, les professionnels de santé, les organisations syndicales et les associations.

Par ailleurs, nous savons que l’hôpital sud a aujourd’hui une place incontournable pour la pédiatrie, un nouvel IRM pédiatrique vient d’y être installée. La maternité, avec plus de 3600 accouchements en 2016 est très fréquentée. Au jour d’aujourd’hui, un maintien sur le site de ces activités me parait préférable mais là encore, nous allons travailler dans les prochains mois pour recenser les besoins avec les personnes les plus directement concernées.

Vous l’aurez compris, l’année 2018 va être chargée pour les communistes d’Ille-et-Vilaine. C’est dans l’action que nous allons mener tout au long de cette année les débats qui vont nous mener au congrès extraordinaire du PCF qui aura lieu à la fin 2018.

Nous avons beaucoup d’ambition pour ce congrès. Nous pensons que la question du changement profond de société, du changement de modèle est de plus en plus posée. Jamais, notre communisme, celui du dépassement concret du capitalisme pour de nouvelles logiques de commun, de la coopération, de la liberté contre les dominations, n’a trouvé autant d’actualité.

C’est pourquoi nous allons travailler avec audace tout au long de l’année pour faire le bilan des expériences passées, pour inventer de nouvelles formes d’organisation, de communication, afin de réinventer le parti communiste dont notre peuple a besoin pour construire un nouvel avenir d’émancipation humaine.

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