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Non à l’intervention des Etats Unis, de la France et de la Grande Bretagne

Non à l’intervention des Etats Unis, de la France et de la Grande Bretagne

Personne ne peut donner crédit aux motifs humanitaires et à la rhétorique punitive évoqués par Washington, Paris et Londres pour justifier les frappes aériennes contre la Syrie exécutées à la mi-avril. Ces frappes ont été conduites sans que les parlements nationaux et les membres de l’Union européenne n’aient été consultés. Ils ont agit sans aucun mandat de l’ONU piétinant le droit international.

Depuis le début du conflit, le régime syrien a démontré qu’il était capable de recourir aux pires sévices contre le peuple syrien. Le recours à l’arme chimique – interdite par le droit international – a été l’objet à plusieurs moments d’expertises qui dans tous les cas doivent être diligentés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour établir l’intangibilité des preuves.

Il est temps de mettre fin à cette folie guerrière. Aucune solution militaire ne peut s’imposer. Depuis 7 ans le peuple de Syrie est victime d’une guerre qui a déjà tué plus de 350 000 civils.
Il est temps de donner à nouveau la primauté à l’ONU pour imposer un cessez-le-feu et la tenue d’une conférence internationale dans laquelle toutes les parties seront représentées.

Une conférence internationale pour la paix

Alors que le Moyen-Orient est assommé par des guerres récurrentes, qui ne sont pas sans conséquences sur le sol européen, ces frappes accroissent les tensions. Une tripartition de la Syrie est à l’œuvre entre les zones russo-iranienne, turque et américaine gelant le conflit et hypothéquant les perspectives de paix. Les peuples syriens et kurdes, que personne n’écoute, continuent à en payer le prix cher.

Emmanuel Macron serait mieux inspiré d’agir pour favoriser les négociations entre tous les acteurs afin de protéger les civils exposés. L’établissement de zones d’exclusion aériennes et le déploiement d’observateurs internationaux placés sous l’égide de l’ONU peuvent la garantir.

Pour cela, la France doit prendre ses distances avec les États-Unis pour faire émerger un projet démocratique et fédéral en Syrie, respectueux de toutes les composantes ethniques et confessionnelles.

La convocation d’une conférence internationale pour la paix et le développement des Proche et Moyen-Orient, vaudrait mieux que des frappes illégales et inefficaces qui ne sont pas la solution.

Celle-ci, inclusive et multilatérale, pourrait porter sur :

• la résolution et prévention des conflits de la région, sa dénucléarisation, son désarmement, la mise en place d’une exploitation concertée et déprivatisée des ressources pétrolifères et gazières prenant en compte la transition énergétique et du droit à l’énergie pour les peuples de la région, la protection des ressources en eau comme bien commun universel.

• la reconnaissance de l’État palestinien et le soutien aux luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes partout où ils vivent.

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